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Le chef du gouvernement n’a décidément pas de chance avec ses partenaires de la coalition gouvernementale. Après l’Istiqlal, c’est au tour de la formation du RNI qui lui donne les pires cauchemars de la fin de son mandat et qui va l’obliger à refaire ses calculs car le divorce est bel et bien consommé entre lui et son ministre des affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar, le président de cette dernière à l’origine de cette crise aux incidences complexes.
L’on se souvient que le chef de la diplomatie avait vivement attaque le parti islamiste du chef du gouvernement devant le congrès national du RNI et indiquer clairement qu’il ne ferait pas parti d’une coalition avec lui dans le prochain gouvernement au lendemain des élections d’octobre 2016. Depuis, le leader islamiste Benkirane qui n’a pas voulu répondre aux attaques pour ne pas répondre aux attaques de son désormais ex allié, ne s’est plus entretenu avec lui mais l’évite comme une peste .Résultat des courses et en pleine crise avec l’Union Européenne, le chef du gouvernement s’est retrouvé seul en recevant le représentant de l’UE Rupert Joy, en l’absence du chef de la diplomatie, dont la présence est indispensable en pareil cas.
Du coup, les rumeurs sont partis à une vitesse stratosphérique pour expliquer que le gouvernement est à la veille du départ de Mezouar et de tous les ministres de son parti, ce qui risque de mettre Benkirane dans un posture intenable à 7 mois des élections.
Par Jalil Nouri
actu-maroc.com

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