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Cette rame non-commerciale effectuait des essais sur la nouvelle ligne à grande vitesse au nord de Strasbourg, avec 49 techniciens à son bord. Selon nos informations, «l’erreur humaine» serait l’explication privilégiée.

Une rame non-commerciale d’un TGV, qui effectuait des essais de montée en vitesse sur la nouvelle ligne à grande vitesse au nord de Strasbourg, a déraillé samedi après-midi à Eckwersheim (Bas-Rhin). Selon un premier bilan de la préfecture en fin d’après-midi, le déraillement a fait au moins sept morts. Le nombre de blessés restait inconnu. 49 techniciens étaient à bord.

À Strasbourg, de source judiciaire, «l’erreur humaine» est pour l’instant privilégiée. «Rien ne permet d’évoquer un attentat», explique-t-on au Figaro. Le train roulait dans une courbe à une vitesse de 350 kilomètres/ heure, selon cette source. Cité par l’AFP, Dominique-Nicolas Jane, directeur de cabinet du préfet d’Alsace a indiqué que la rame aurait «déraillé en raison d’une vitesse excessive».

L’accident s’est produit peu avant la jonction de la LGV avec le réseau général, à l’approche de la gare de Strasbourg. Sur place, la rame argentée du train était visible, couchée au bas d’un pont dans un canal large d’une quarantaine de mètres. Une équipe de plongeurs de la gendarmerie, des hélicoptères de la sécurité civile, ainsi que plusieurs dizaines de véhicules de secours, ont été dépêchés sur les lieux de l’accident.

Il s’agit d’une rame Euro Duplex construite par Alstom. Ce dernier a précisé samedi qu’aucun technicien du groupe n’était à bord. Les tests effectués étaient entièrement gérés par la SNCF. L’opérateur ferroviaire a exprimé sa «forte émotion» sur Twitter, précisant qu’une enquête était en cours.

La seconde phase de la ligne à grande vitesse Paris-Strasbourg, récemment achevée, doit être mise en service en avril 2016. Il s’agit de la première fois qu’un TGV déraille. À ce jour, le train vedette de la SNCF qui va fêter ses 35 ans n’avait jamais causé la mort d’un de ses passagers dans un déraillement, même s’il est déjà arrivé qu’une motrice se couche sur le côté à la suite de la rupture d’un rail. Des collisions avec d’autres véhicules routiers ou un TER sont en revanche survenues à plusieurs occasions.

Source : lefigaro.fr

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