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Presque toutes les villes marocaines se trouvent actuellement face à une présence policière plus importante que d’habitude et une certaine fébrilité, pour ne pas dire nervosité, parmi ses éléments qui ont reçu pour consigne stricte d’interdire tout rassemblement et attroupement dépassant une poignée de personnes et la circulation dans des zones névralgiques comme ordre a été donné de ne tolérer aucune banderole, ni slogan revendicatif ni usage de mégaphone.

La crise dans le Rif n’explique pas à elle seule, ces mesures de sécurité préventives supplémentaires bien qu’elle ait crée des tentatives de révolte dans plusieurs villes où des manifestations ont été réprimées sans ménagement par les forces de l’ordre, usant de matraques et de gaz lacrymogènes ainsi que des camions à eau, il y a quelques jours. L’approche de la commémoration des événement de 1981 qui avaient fait plusieurs centaines de morts suite à un mouvement de contestation générale contre la hausse des prix du pain et dont l’épicentre s’était situé à Casablanca.

Les pouvoirs publics prenant prétexte à la tension dans les villes du Rif, ont interdit toute commémoration de ces émeutes tragiques de crainte qu’elle ne soit utilisée à d’autres fins. Si la présence policière imposante a du bon pour rassurer les citoyens par certains côtés, elle peut donner l’impression aux visiteurs étrangers, une mauvaise impression, dans d’autres cas, surtout our ceux ayant choisi de venir vivre l’ambiance du ramadan dans un pays réputé stable et tolérant.

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