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L’agression dont a été victime il n’ y a pas très longtemps au Mozambique le chef de la diplomatie marocaine Nasser Bourita est encore dans toutes les mémoires en raison de la violence de la bousculade causée par des éléments proches du Polisario. Les images de cet incident ont reposé la question du manque de sécurité dont souffrent les diplomates marocains à l’étranger. L’un d’entre eux, en poste en Afrique du Sud, n’a-t-il pas perdu la vie il y a quelques années suite à un cambriolage commis chez lui .L’on se souviendra également du vol du sac de la femme de l’ambassadeur du Maroc en France, Chakib Benmoussa, dans leur voiture alors que ce dernier la conduisait sur un grand boulevard parisien, sans parler des différentes failles relevées à maintes reprises dans le dispositif de sécurité de l’ambassade. Le cambriolage, il y a quelques jours de la résidence de l’ambassadeur du Maroc en Grèce est revenu poser à son tour le problème, puisque cette résidence ne disposait ni d’un gardien, ni de système d’alarme ni de caméras de surveillance qui auraient pu empêcher le vol de la voiture de l’ambassadeur Samir Eddahre. Il faut se souvenir également, autre exemple, de l’agression physique dont a été victime l’ancien consul du royaume à Alméria en Espagne, violenté dans son bureau par un ressortissant marocain qui lui a fracturé le bras.

Autant d’affaires regrettables qui montrent que nos diplomates, contrairement à leurs homologues d’autres pays, ne bénéficient pas de la protection qui incombe à l’État de les assurer en permanence, d’autant plus que le pays est visé par ses adversaires alors que certains d’entre eux exercent dans des pays à hauts risques. Il faudra bien apporter rapidement des réponses concrètes à ces défaillances avant que le pire n’arrive.

Par Jalil Nouri

 

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