Poursuite des manifestations en Egypte pour la 16ème journée consécutive

Poursuite des manifestations en Egypte pour la 16ème journée consécutive

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Alors que des centaines de manifestants occupent toujours la place Tahrir, d’autres ont tenté de bloquer l’accès au Parlement au Caire, avec l’objectif de faire pression sur le pouvoir, en vue de répondre à leurs revendications, portant notamment sur le départ du président Hosni Moubarak.

Protégé par des chars de l’armée, le Parlement, dont la dissolution figure également parmi les revendications des protestations, est dominé par des élus du Parti national démocrate au pouvoir.

Selon les médias égyptiens, de nouvelles catégories de la société, dont les médecins, les avocats, les artistes et les enseignants universitaires et les fonctionnaires, ont adhéré à ce mouvement de protestation, qui veut faire du vendredi prochain un jour « décisif ».

Ce mouvement a gagné d’autres secteurs, dont l’enseignement supérieur, l’habitat, la santé, la presse, ainsi que les industries, malgré la décision du gouvernement d’augmenter de 15 pc les salaires et les retraites dès avril prochain.

Outre le Caire, ces manifestations se poursuivent également à Alexandrie et à Suez qui ont connu, depuis le début de ce mouvement, de violents heurts entre la police et les protestataires, ayant fait, selon l’ONU, plus de 300 morts et 5000 blessés.

Ces manifestations interviennent au lendemain de la création par le président Moubarak, dont les contestataires exigent à cor et à cri le départ depuis le 25 janvier, d’un comité qui aura pour mission d’apporter des amendements à la Constitution.

Le président Moubarak, au pouvoir depuis 1981, a également donné des instructions pour la création d’une commission d’enquête transparente, indépendante et impartiale, composée de personnalités égyptiennes connues pour leur honnêteté et crédibilité, afin d’enquêter sur les violences sanglantes, qui ont émaillé certaines manifestations mercredi dernier.

Pour calmer la rue, il a de même donné des instructions pour empêcher toute poursuite ou harcèlement à l’encontre des jeunes manifestants, dont « la liberté d’opinion et d’expression ne devrait pas être confisquée ».

Le président égyptien a, par ailleurs, tenu plusieurs réunions, axées sur les réformes politiques et économiques et le volet sécuritaire.

Selon la presse égyptienne, la tenue de ces réunions est « la preuve que M. Moubarak s’accroche à sa position et veut montrer au peuple qu’il est toujours là ».

Dans ce sens, le vice-président a souligné que le dialogue et la compréhension sont « la première manière pour rétablir la stabilité dans le pays et de trouver une issue pacifique à la crise avec un programme de démarches continues pour régler tous les problèmes ».

« La seconde alternative serait un coup d’Etat et nous voulons éviter cela », selon M. Souleimane, qui a exprimé la détermination à continuer le dialogue avec les forces d’opposition et des jeunes manifestants de la place Tahrir.

« Il n’y aura pas un coup d’Etat, car cela signifierait le chaos », a-t-il néanmoins assuré, exprimant l’attachement à la « feuille de route » mise en place pour « parvenir à une solution politique permettant de mettre un terme à cette crise et ramener la stabilité dans la perspective d’organiser des élections présidentielles transparentes ».

Dans un souci d’apaisement, certains responsables ont annoncé que l’ex-ministre de l’Intérieur Habib Al-Adli, qui fait l’objet d’une enquête judiciaire, a été inculpé d’homicide volontaire et involontaire contre les manifestants et d’atteinte aux deniers publics.

D’autres responsables gouvernementaux ont été également interdits de sortie du pays et leurs comptes gelés.(MAP).

 

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