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Les accusations à la fois haineuses et ridicules portées par le chef de la diplomatie algérienne Abdelkader Messahel contre le Maroc ne sont pas des déclarations à l’emporte-pièces lâchées dans un amphithéâtre d’une école supérieure pour un usage interne dans ce pays miné par la banqueroute et le pis aller de ses dirigeants. Ces propos ont été amplifiés et repris à volonté pour atteindre les capitales du continent africain. Il s’agit, pour Alger, de retourner à ce qu’elle avait testé avec plus ou moins de réussite dans le passé, à savoir la guerre médiatique pour répondre à un agenda bien précis.

La sortie désastreuse du chef de la diplomatie algérienne intervient en pleine première tournée du nouvel émissaire de l’Onu pour le Sahara. Elle devance de peu l’annonce dans quelques semaines de l’intégration officielle du Maroc au sein de la CDEAO que l’Algérie ne parvient toujours pas à digérer, et plus encore,  en pleine bataille de l’Algérie pour imposer de force la présence des séparatistes du Polisario au Sommet Union Européenne-Union Africaine qui doit se dérouler à Abidjan dans les prochains jours.

Pour faire diversion face à son échec diplomatique annoncé lors de ce forum qu’elle tente de perturber et faire capoter par tous les moyens, Alger a recours à un montage grossier et à des mensonges grotesques pour faire admettre l’idée que tous les maux qui attendent l’Afrique viennent d’un Maroc peu recommandable qu’il est largement temps de bloquer aux portes du continent. Une stratégie cousue de fil blanc dont seuls ses adeptes peuvent espérer un retour sur investissement.

Par Jalil Nouri

 

Actu-maroc. com

TAGS : Algérie, Maroc, diplomatie, bagarre, insultes, police, douane, ministre, drogue, affaires etrangères

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