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Ils étaient plusieurs milliers de professeurs du secondaire à s’être déplacés à Rabat ce dimanche pour battre le pavé et participer à une grande marche inédite, destinée à montrer leur colère face au phénomène de la violence dont ils sont de plus en lus victimes dans leurs établissements de la art de leurs propres élèves. La goutte qui a fait déborder le vase n’est autre que l’agression à l’arme blanche d’une enseignante qui a été défigurée pour la unir de sa rigueur et de son sens de la discipline. Son seul tort avait été de voter pour le transfert d’un élève ingérable dans un autre collège.
Bien avant cet incident, d’autres cas d’agressions contre les enseignants, parfois à l’intérieur des classes, avaient été rapportées devant l’opinion publique qui a découvert, avec stupeur, l’apparition de ce phénomène inquiétant qui vient ternir encore plus, l’image de l’enseignement public et mettre en péril la vie et l’intégrité physique des professeurs. L’image d’une enseignante devant un couteau retrouvé dans le cartable d’un élève est venu rappeler la nécessité urgente de revoir la question de la sécurité non seulement à l’intérieur des écoles et des classes mais également aux abords des établissements et devant leurs portes puisque l’enseignante agressée à l’arme blanche l’a été devant l’entrée principale de son collège.
Demande de protection par des vigiles dotés de pouvoirs étendus, fouilles corporelles, sensibilisation des élèves, les doléances des professeurs ne sont que l’expression de leur ras le bol.
Nabila Kandili
Actu-maroc.com

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