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Dix années après la naissance des radios privées marocaines; le bilan de cette expérience ne prête guère à l’optimisme.
Engluées dans des difficultés financières insurmontables; ces stations tirent le signal d’alarme et certaines sont menacées de disparition. Une situation inextricable qui a poussé leur groupement professionnel,  » Arti » à tenir une réunion urgente il y a peu avec le ministre de la communication, afin de lui présenter un tableau peu reluisant de la crise qui frappe le secteur de plein fouet et d’examiner les moyens et mesures que son département pourrait entreprendre pour voler à leur secours .Sauf que les représentants du secteur se sont vus rappeler l’étroitesse de la marge de manœuvre du ministère de tutelle du fait que ces stations relèvent du secteur privé et qu’elles sont soumises à la loi du marché dont elles ont accepté les règles avant leur création. Ceci d’autant de plus que les radios ont demandé un traitement de faveur au niveau fiscal et la baisse de leurs redevances au bureau des droits d’auteur ainsi qu’une aide conséquente pour couvrir leurs frais de fonctionnement.
En guise de réponse, le ministre a promis une vague aide de l’état sans retenir l’idée proposée d’un contrat-programme sachant que les doléances des radios privées ont un caractère urgent; bon nombre d’entre elles n’étant pas loin du dépôt de bilan, les seules à tirer relativement leur épingle du jeu; étant celles adossées à des grands groupes de presse. L’étroitesse du marché publicitaire; la part prise et en constante augmentation par l’affichage urbain une forte concurrence entre elles au niveau tarifaire et les lourdes charges de fonctionnement  et de location des émetteurs ne sont pas étrangers à cette crise.
Par Jalil Nouri

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