PARTAGER

Dans une élection législative partielle tenue en fin de semaine dans la ville d’El Jadida pour un siège au parlement devenu vacant, le parti du chef de gouvernement, le PJD, a perdu pas moins de 17.000 voix qui lui étaient acquises au cours d’une consultation qui avait valeur de test après la formation du nouveau gouvernement après une longue période de vide politique.

Aussitôt les résultats connus et la défaite des islamistes actée, bon nombre d’observateurs ont estimé que le parti qui dirige le gouvernement avait commencé à payer la facture du départ de Abdelilah Benkirane et des arrangements qui ont conduit à une nouvelle majorité après que le PJD soit revenu sur les conditions posées par l’ancien chef de gouvernement qui s’est considéré comme trahi par son successeur, Saad Eddine El Othmani avec lequel les relations se sont nettement dégradées en l’absence de toute clarification de part et d’autre.

De ce fait, et après cette chute brutale de popularité, des politologues se sont empressés de constater qu’il ne s’agit que d’un début et que si des élections étaient organisées en ce moment, les islamistes du PJD les perdraient sans risques d’erreur. Au sein de cette formation qui attend la tenue d’un prochain congrès extraordinaire décisif pour son avenir et sa cohésion, les commentaires se veulent rassurants et l’on préfère y parler plutôt d’un accident de parcours, guère susceptible de remettre en cause la suprématie du PJD .

Commentaires