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Dans la crise diplomatique qui oppose actuellement le Maroc et les États-Unis suite à la publication par le département d’état américain d’un rapport tendancieux sur la situation des droits de l’homme,  les marocains, tous partis politiques confondus et y compris au sein des apolitiques, partagent dans la communion un seul vœu :l’arrivée de Hillary Clinton à la présidence américaine en janvier 2017, après la tenue des élections annoncées comme difficiles en novembre prochain.
Car, il faut bien le dire, au vu de la sérieuse dégradation des relations entre Rabat et Washington, qui ont vu le ton monté cette année entre le deux capitales, pas uniquement sur ce document mais également sur la position ambiguë des américains dans l’affaire du Sahara, seule l’ancienne première dame et ancienne chef de la diplomatie, considérée comme proche du Maroc, peut renverser la vapeur et mettre fin à un désordre insistant avec l’administration de Barack Obama. En pleine campagne pour son investiture par le Parti Démocrate qui mise sur elle pour battre le camp des Républicains décidés à réinvestir la présidence après les deux mandats de l’actuel locataire de la Maison-Blanche, la candidate Clinton peut difficilement jouer à la médiatrice entre les deux capitales pour arrondir les angles et œuvrer pour un réchauffement.
Alors au gouvernement, dans les sphères politiques, dans les médias et chez les citoyens lambdas, il est espéré que le temps passe plus vite et que les hostilités baissent d’intensité, le temps qu’Hillary Clinton récupère les clés de son bureau présidentiel ovale à Washington  pour remettre de l’ordre dans ces rapports agités et surtout clarifier les positions américaines vis à vis d’un partenaire aussi important, mais blessé et vexé, qu’est le Maroc.
Par Jalil Nouri

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