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Pour la dernière année de son mandat qui s’achève l’an prochain , le gouvernement Benkirane a concocté une loi de finances dans laquelle il opère un virage ouvertement orienté, élections obligent, vers l’augmentation des budgets à caractère social. La démarche ne cache pas une volonté d’atténuer le choc que produiront les réformes de la caisse de compensation et celle des retraites, sauf que les syndicats disent se méfier de telles manœuvres conjoncturelles.

Le projet de la loi de finances 2016 consacrera dans les grandes lignes une ligne de 50 milliards de dirhams pour la réhabilitation de plus de 24000 douars, à partir de cette année et pour une période de 7 ans et ce, conformément aux directives contenues dans un récent discours royal afin de répondre aux besoins vitaux d’une partie du monde rural . Le budget de la santé sera également revu à la hausse pour passer à 13,1 milliards au lieu des 8 actuellement. Pour le volet de l’enseignement supérieur, le principe de la généralisation de la bourse passera à 330 000 bénéficiaires comme promis.

Enfin à contre-coeur, le gouvernement a décidé d’ouvrir le robinet des recrutements dans la fonction publique, pour créer pas moins de 26000 postes dans différents secteurs soumis à des règles strictes en matière de sélection par ordre de priorités entre les différents départements de l’administration avec une priorité pour la santé, l’enseignement et la sécurité.

Par Jalil Nouri

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