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Ils ont pour nom Salaheddine El Ouadie, Abdelkader Chaoui, Abdeslam Aboudrar, Khadija Rouissi, ils ont pour point commun d’avoir été des prisonniers politiques par le passé ou d’avoir eu un proche victime des années de plomb pour se retrouver aujourd’hui à la tête des représentations diplomatiques du royaume suscitant la jalousie des diplomates de carrière qui ont assisté à la nomination de certains d’entre eux lors du conseil des ministres tenu ce dernier week-end dernier à Laayoune sous la présidence du roi Mohammed VI.
Il faut dire que depuis l’avènement de l’ère de l’actuel souverain marocain, plusieurs signes en leur direction ont été clairement adressés pour leur signifier, si besoin en était, que la page des exactions et des violations des droits de l’homme était définitivement tournée sous le nouveau règne, mieux encore, le pouvoir aura tout fait pour leur réhabilitation définitive au sein de la société depuis la fin de la mission de l’instance « Équité et Réconciliation ». Bon nombre d’entre eux ont, en effet, bénéficié des nominations aux hautes fonctions. Ils ne pouvaient pas rêver d’une meilleure intégration, l’état ne pouvant faire plus pour solder les erreurs du lourd passé.
Il faut dire également qu’en termes d’image à l’étranger, le Maroc réalise une belle opération de marketing politique en retour avec ces hauts fonctionnaires sortis de sombres cellules pour les lumières des chancelleries aux quatre coins du monde.
Par Jalil Nouri

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