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Elle se faisait appeler «Lieutenant-colonel Khadija». Le procès de cette Marocaine qui se disait membre de l’armée américaine livre de nouvelles révélations, notamment sur la manière dont l’arnaqueuse escroquait ses victimes.

Drôle d’affaire que celle que doivent examiner les juges du tribunal de première instance d’Agadir. Le procès de la femme qui se faisait passer pour un lieutenant-colonel américain se poursuivra ce jeudi 2 juillet. Cette Marocaine, mariée et âgée de 42 ans, faisait miroiter à ses victimes un job dans l’armée américaine pour mieux les dépouiller. Alors qu’elle résidait à Ain Sebaa, à Casablanca, c’est à Agadir que Khadija rencontrait ses victimes pour obtenir une avance, rapporte le quotidien Al Massae dans son édition du mercredi 1er juillet.

Le «Lieutenant» Khadija jetait surtout son dévolu sur des hommes originaires de Casablanca, Rabat et Mohammedia, tout en leur affirmant que le bureau de coopération maroco-américain avait été transféré à Agadir. Ses victimes lui remettaient de fortes sommes d’argent pour recevoir, en contrepartie, de faux documents de résidence, dont certains marqués du sceau du Palais royal et du ministère de la Défense américaine.

Les policiers ont pu découvrir, au domicile de la mise en cause, pas moins de 88 transactions bancaires. Parmi elles, 34 ont été effectuées en 2013 et 36 en 2014. La police a également mis la main sur un arsenal de faux documents, dont un laisser-passer permettant l’entrée dans l’enceinte du Palais royal. Le journal rapporte par ailleurs que la femme est originaire de la ville de Ouled Frej, dans la région d’El Jadida.

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