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Après un premier mouvement mené par les élèves la semaine dernière pour la révision d’une date d’un examen blanc du baccalauréat et qui avait tourné à des piquets de grève et à des saccages de locaux au Lycée Lyautey de Casablanca où la tension n’est toujours pas retombé, ce sont les enseignants qui ont pris la relève ce mardi pour une toute autre raison.
Ainsi, ceux du même établissement et celui de Descartes à Rabat ont tenu à cesser le travail tout le long de cette journée pour protester contre la suppression annoncée des filières professionnelles des programmes habituellement dispensés.
Les professeurs demandent ni plus ni moins que le maintien à tout prix de ces cours; car ne comprenant pas le sens de cette mesure ni son opportunité, d’autant plus que ces cours sont suivis par de nombreux élèves qui y préparent leur avenir et qui ne pourront pas avoir un tel enseignement ailleurs. Le dialogue de sourds avec l’administration et les autorités de tutelle en France a pris le pas sur des négociations sérieuses qui de toute évidence ne pourront pas aboutir à une marche arrière pouvant ramener un retour à la normale. Cette année 2017 s’annonce chaude avec les mouvement prévus sur la hausse des frais de scolarité, un autre motif de mécontentement.

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