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La polémique autour de ses propos lui avait coûté sa place à la télévision en décembre dernier. Le parquet de Paris a requis vendredi une peine de 10.000 euros d’amende contre le polémiste Eric Zemmour, poursuivi pour provocation à la haine envers les musulmans, pour des propos au journal italien Corriere Della Sera en octobre 2014.

Il y déclarait notamment que les musulmans «ont leur code civil, c’est le Coran», qu’ils «vivent entre eux, dans les banlieues. Les Français ont été obligés de s’en aller.

«Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation de peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. Des millions de personnes vivent ici, en France, mais ne veulent pas vivre à la française» ajoutait-il.

Dans son réquisitoire, la procureur Annabelle Philippe a estimé que ces propos «stigmatisants», «sans nuance», visent «l’ensemble de la communauté musulmane». Les propos d’Eric Zemmour, «récidiviste», a souligné la magistrate, ont «pour objet principal d’opposer les musulmans et les Français». Des associations étaient rapidement montées au créneau.

A la barre, le polémiste a soutenu qu’il parlait de «musulmans en banlieue qui s’organisent et qui, selon moi, sont en voie de sécession».

A l’issue de la plaidoirie de la défense, le tribunal correctionnel de Paris devait mettre son jugement en délibéré à plusieurs semaines.

Eric Zemmour a déjà été condamné en 2011 à deux amendes de 1000 euros d’amende avec sursis pour provocation à la haine, après avoir déclaré à la télévision que «la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait».

Plus récemment, le 25 septembre dernier, il a été relaxé après avoir évoqué dans une chronique des «bandes d’étrangers qui dévalisent, violentent ou dépouillent», mais le parquet a fait appel.

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