Prostitution de mineure et corruption, deux procès pour Berlusconi

Prostitution de mineure et corruption, deux procès pour Berlusconi

147
0
PARTAGER

Sa présence, annoncée dans un premier temps à ce second procès, a été annulée en raison d’une rencontre prévue lundi en fin de matinée à Rome avec le président de la République, a annoncé dimanche soir sa défense.

 

Confronté à plusieurs procédures judiciaires, Silvio Berlusconi avait fait part au tribunal de Milan, qui le poursuit dans ces affaires, de sa disponibilité à participer aux audiences les lundis, de sorte que pour la première fois deux procès sont venus se chevaucher le même jour.

Dans le premier procès, dans le cadre du scandale sexuel dit Rubygate, le chef du gouvernement est accusé d’avoir rémunéré des prestations sexuelles d’une mineure marocaine, surnommée Ruby (M. Berlusconi et Ruby nient pour leur part avoir eu des relations sexuelles), et d’avoir commis un abus de fonction en appelant la police de Milan afin de la faire libérer juste après son interpellation en mai 2010 pour vol présumé.

L’audience de lundi doit permettre au tribunal de répondre à 16 « questions préliminaires » posées par la défense de Silvio Berlusconi depuis que le procès a débuté le 6 avril, et qui concernent des arguments juridiques visant à contester la compétence du tribunal ou les preuves du parquet.

Les avocats du Cavaliere ont ainsi contesté la compétence territoriale du tribunal de Milan, car les parties fines du magnat des télévisions sont censées avoir eu pour théâtre sa villa d’Arcore, qui dépend du tribunal de Monza.

Ils contestent aussi la compétence « fonctionnelle » pour l’abus de pouvoir – délit pour lequel il encourt douze ans de prison – puisque M. Berlusconi aurait agi en sa qualité de chef du gouvernement, ce dernier affirmant être intervenu pour éviter un incident diplomatique. Il assure qu’il croyait que Ruby était la nièce du président égyptien Hosni Moubarak.

Il y a dix jours, il avait marqué un point judiciaire dans l’affrontement qui l’oppose au parquet, la Cour constitutionnelle ayant jugé recevable un recours déposé par sa majorité qui soutenait que le tribunal pénal de Milan n’était pas compétent pour le juger et qu’il revenait à un « tribunal des ministres », un collège de magistrats constitué pour l’occasion, de se prononcer sur cette affaire.
Dans le deuxième procès, Silvio Berlusconi est accusé de corruption de témoin.
Le Cavaliere est soupçonné par le parquet d’avoir acheté pour 600.000 dollars le faux témoignage de son ancien avocat britannique David Mills dans deux procédures à son encontre dans les années 90.
L’audience de lundi sera consacrée à un témoignage par vidéo-conférence de plusieurs témoins habitant en Suisse. La prescription des faits dans ce procès interviendra en janvier prochain.
Outre ces deux procès, M. Berlusconi est aussi jugé dans l’affaire Mediaset (fraude fiscale) pour surfacturation de droits de retransmission télévisée.

Le chef du gouvernement fait également l’objet d’audiences préliminaires pour une quatrième affaire, Mediatrade, toujours pour surfacturation présumée de droits de retransmission télévisée, à l’issue desquelles un juge devra décider s’il y a lieu ou non de le renvoyer en justice.

Sur le plan politique, Silvio Berlusconi est particulièrement affaibli après deux défaites dans les urnes, aux municipales de mai et au référendum de juin.

L’adoption au pas de charge vendredi d’un plan d’austérité de 48 milliards sur les quatre prochaines années, destiné à calmer les marchés, n’a rien fait pour améliorer sa popularité en raison des sacrifices que ce plan impose à l’immense majorité de la population.

 

AFP_________________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

 

 

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

 

Commentaires