PROTECTION DE L’ENFANCE : TOUT RESTE A FAIRE

PROTECTION DE L’ENFANCE : TOUT RESTE A FAIRE

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De l’aveu même des responsables de l’Observatoire des Droits de l’Enfant, la mise en œuvre du plan d’action national dans son volet protection, connait des difficultés dans sa mise en œuvre. Du reste, le rapport 2011 du Forum Africain de la politique sur le bien-être des enfants, place le Maroc au 26ème rang, c’est à dire parmi les pays qui enregistrent le plus faible taux d’engagement en la matière. Pour preuve et à titre d’exemple, le gouvernement n’a consacré en 2008 que 6,2 % de ses dépenses à la santé de l’enfant, soit l’un des plus faibles en Afrique. Tout comme le secteur de l’éducation qui, au titre de la même année ne s’est vu octroyé que 5,5%. Ces 2 paramètres sont au cœur même de la stratégie nationale qui prévoit outre ces droits, ceux relatifs à la protection sociale proprement dite contre la violence à l’école, la création d’unités de protection qui n’existent pour l’heure que dans 5 villes, l’interdiction du travail des enfants de moins de 15 ans et leur insertion scolaire, l’amélioration des conditions de travail pour ceux âgés entre 15 et 18 ans ou encore la réinsertion sociale des enfants des rues. Mais par rapport à la réalité sur le terrain, nous sommes bien loin des objectifs à atteindre. La protection sociale des enfants reste un vain mot vu le nombre de difficultés qui ne cessent d’émerger.
Ces difficultés seraient dues à la complexité de la problématique et à l’apparition de nouveaux fléaux qui exposent les enfants à plusieurs formes d’exploitation, de violence et de mauvais traitements, dont certains liés à la santé mentale et psychologique de l’enfant, les fléaux de la drogue, la délinquance, la violence et l’échec scolaire.

Le constat qui vient d’être fait, montre les limites de l’action gouvernementale et des autres institutions en charge de cette question érigée au rang de priorité dans le cadre d’un plan d’action national en place depuis 2005 et allant jusqu’à 2015. A quatre ans de cette échéance, nous restons bien loin des standards voulus alors que les investissements pour y parvenir restent insuffisants. Aussi bien les acteurs sociaux que gouvernementaux reconnaissent à l’unisson ces insuffisances qui font que même si nous ne reculons pas, nous stagnons malheureusement en comparaison avec d’autres pays. La protection de l’enfance au Maroc reste pour l’instant tributaire de nouveaux mécanismes appelés à rompre avec les politiques menées jusqu’à présent qui ont prouvé leurs limites.

Jalil Nouri pour actu-maroc.com __________________________

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