Prothèses mammaires françaises: 250 Britanniques portent plainte

Prothèses mammaires françaises: 250 Britanniques portent plainte

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« Plus de la moitié (des plaignantes) ont eu des ruptures de prothèses et nous représentons aussi d’autres femmes inquiètes des informations qui circulent », a déclaré à l’AFP l’avocate Esyllt Hughes.
« Nous aurions préféré poursuivre directement » la société française PIP qui fabriquait ces prothèses, « mais cette entreprise est en liquidation judiciaire, et selon nos informations elle n’était pas correctement assurée », a-t-elle ajouté.
« En conséquence, nous engageons des poursuites contre des cliniques » qui ont posé les implants, a-t-elle ajouté. Les premières informations faisaient état de six cliniques concernées. Mais l’avocate a précisé que la plainte concernait actuellement sept établissements, et que leur nombre pourrait atteindre à terme 20.
« Nous avons été inondés de demandes d’informations aujourd’hui (mercredi) et nous nous attendons à ce que l’intérêt grandisse », a ajouté Me Hughes, estimant que la procédure judiciaire devrait débuter l’an prochain à Cardiff, principale ville du Pays de Galles.
Entre 80.000 et 100.000 femmes portent des prothèses mammaires au Royaume-Uni, et parmi elles la moitié, entre 40.000 et 50.000, ont des implants PIP, selon l’agence britannique de surveillance des produits médicaux.
Mercredi, l’Agence de contrôle des produits médicaux et des médicaments (MHRA) a estimé qu’il n’y avait pas de preuve d’un lien entre les prothèses mammaires PIP et l’apparition de cancer justifiant qu’on demande aux femmes concernées au Royaume-Uni de se faire retirer ces implants.
PIP, un temps numéro trois mondial du secteur, est au coeur d’un énorme scandale mondial. Cette entreprise, placée en liquidation judiciaire en mars 2010, produisait environ 100.000 prothèses par an qui étaient diffusés par une soixantaine de distributeurs dans plus de 65 pays, auprès de chirurgiens, d’hôpitaux et de cliniques.
Parmi ses marchés de prédilection, figurait l’Amérique du Sud (Venezuela, Brésil, Colombie, Argentine…): plus de 58% des ventes à l’exportation en 2007 (50% en 2009). Dès le printemps 2010 et l’alerte de l’Agence française du médicament contre un processus de fabrication non conforme, l’organisme de Santé publique du Chili avait ordonné le retrait des prothèses PIP de son marché.
L’Europe de l’Ouest (outre la Grande-Bretagne, l’Espagne, la Suède, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Portugal, la Suisse…) était l’autre grande région d’exportation (27 à 28%).
En 2007-08, une centaine de Britanniques avaient déjà porté plainte contre PIP pour « prothèses défectueuses (fuites de gel de silicone) », relève le tribunal de commerce de Toulon (sud-est de la France) qui a prononcé en mars 2010 le jugement de liquidation judiciaire de la société.
L’entreprise avait été condamnée par défaut à 1,4 million d’euros d’indemnités pour « non-représentation » devant le tribunal, selon Me Yves Haddad, avocat des deux principaux dirigeants de la société.
En France, où l’affaire fait énormément de bruit, les autorités sanitaires pourraient demander d’ici à la fin de la semaine à 30.000 femmes de se faire retirer des prothèses mammaires PIP. Un peu plus de 2.000 plaintes ont été déposées jusqu’ici dans ce pays contre la société PIP, soupçonnée d’avoir cherché à réduire les coûts de revient du gel.

 

AFP____________________

 

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