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Les événements se précipitent dans la crise du Golfe qui oppose le Qatar à ses alliés qui l’accusent d’être un soutien au terrorisme et d’être trop proche de l’Iran.

Le dirigeant de Qatar, le prince Tamim s’est exprimé pour la première fois, dans un discours à la télévision, sur le sujet, en appelant à l’ouverture d’un dialogue sans conditions préalables au moment où les États-Unis adoptent la même posture en demandant à ses adversaires de mettre fin au blocus terrestre en raison des progrès, estime Washington, réalisés par le Qatar dans la lutte anti-terroriste.

24 heures après l’appel du pied de l’émir du Qatar, aucun de ses adversaires n’a encore réagi, attendant, semble-t-il que le premier signal vienne de l’Arabie Saoudite qui continue d’exiger la fermeture de la chaîne Al Jazeera, l’expulsion des opposants du Qatar, un gel des relations diplomatiques avec l’Iran et un alignement de ce pays sur toutes les positions décidées par le Conseil de Coopération du Golfe, pour mettre fin à l’embargo qui isole ce pays depuis plusieurs semaines.

Encouragé par le soutien de Washington dans la crise qui l’oppose à Ryad et ses alliés d’une part et les médiations en cours d’autre part, le Qatar mise sur l’usure de ces derniers, la meilleure preuve restant la décision de l’Arabie Saoudite de garder ses portes ouvertes pour les ressortissants qataris à l’occasion du pèlerinage, alors qu’elle en avait expulsé des milliers hors de son territoire au moment de l’éclatement de cette crise sans précédent.

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