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Les signaux de grands changements dans le ciel marocain ne prêtent guère à confusion, car quelque chose d’important se prépare au niveau de l’arrivée en force de l’état du Qatar pour une prise d’une partie du capital de la Royal Air Maroc et le contrôle d’un certain nombre d’aéroports rentables comme celui de Casablanca.

La perspective d’une privatisation partielle de la compagnie aérienne nationale et la cession des aéroports dans le cadre de partenariat public-privé est dans l’air depuis un certain temps déjà et elle devient insistante ces derniers jours avec des déclarations claires de la part des responsables des deux pays.

Retenons tout d’abord celle du patron de la Ram, Driss Benhima qui a récemment prévenu que la compagnie n’était pas sortie de la zone de turbulences et qu’elle nécessitait un sauvetage sans en préciser les contours.

Les qataris de « Qatar Airways », une des plus importantes au monde actuellement, ont choisi ce moment pour annoncer qu’ils avaient des visées sur la royale compagnie aérienne marocaine, une offre que le Maroc ne pourra pas rejeter. Plusieurs raisons plaident en faveur d’un tel rapprochement dont la première est la notoriété et l’expertise reconnue du géant qatari, deuxième au monde après « Emirates ». Dans la foulée, d’autres investisseurs de ce petit état du Golfe aux moyens financiers colossaux se sont déclarés intéressés par l’achat de l’aéroport « Mohammed V » qui n’est toujours pas à vendre mais qui pourrait l’être dans un avenir proche.

Le projet de cession des aéroports marocains pour en faire de grands hubs est toujours dans le pipe. Il n’y a pas de fumée sans feu.

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