« Fulgurances de l’espérance », quand les poètes en herbe de Fès laissent libre...

« Fulgurances de l’espérance », quand les poètes en herbe de Fès laissent libre cours à leur imaginaire

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-Par : Morad Khanchouli-

En publiant  » Fulgurances de l’espérance « , un recueil de poèmes au titre évocateur, aux sonorités poétiques et au verbe inspiré, les poètes en herbe appartenant à des établissements scolaires éparpillés un peu partout dans la région Fès-Boulemane viennent de franchir un pallier majeur sur le chemin de l’excellence.

Mais avant d’en arriver là, l’académie régionale d’éducation et de formation (AREF) avait reçu un nombre de contributions qui a surpris plus d’un. A l’image de la diversité des  » Âœuvres  » des élèves-poètes, les textes ont fusé de tous bords. Par courrier postal, fax, mail ou autre à tous les moyens étaient bons pour remettre son texte et réclamer, par là même, son statut d' » élève- poète ».

Le corps enseignant de la cité Idrisside et sa région était aux anges: leurs protégés expriment leurs sentiments, leurs aspirations, leurs visions du monde ou encore leurs joies et chagrins en arabe, en français, en espagnol, en allemand, mais aussi en dialecte à Bonjour le multilinguisme!!.

 » Quelle que soit la langue d’expression, la poésie reste, avant tout, le moyen le plus noble pour dire ses sentiments et ses points de vue. C’est là l’essence, même, de la vie et la source de sublimation de la pensée et des mÂœurs « , estime le directeur de l’académie, M. Mohamed Ould dada, qui a préfacé ce recueil.

La diversité des sujets abordés a donné à cet essai un cachet original, loin des thématiques ressassées et des sentiers battus, chaque fois, empruntés par les apprentis poètes.

D’une spontanéité on ne peut plus débordante, les poètes en herbe, sélectionnés parmi les heureux gagnants de la sixième édition du grand prix de poésie de l’AREF, ont exprimé l’amour, la tristesse, la solitude, l’exil, l’engagement, la justice, la nature, le bon et le beau. D’autres ont fait preuve d’une conscience et d’une sensibilité très élevées en créant des vers touchants sur la cause palestinienne.

La preuve, selon M. Ould Dada, que  » la vie scolaire peut contenir les désirs des élèves d’exprimer leur belle révolte et leur regard sur tout ce qui les entoure « .

Et pour que le poème prenne forme, ils se sont exprimés en une langue simple, certes, mais très bien soignée, tout en évitant, avec beaucoup de réussite, le piège des modèles poétiques figés et des vieux procédés stylistiques.

Et ce n’est pas le président du jury du grand prix régional de poésie, le poète M. Mohamed Boudouik qui dirait le contraire :  » les essais créatifs des élèves étaient, dans leur écrasante majorité, empreints de beaucoup de poétique et baignant dans un vaste horizon d’images « .

Alors que tout le beau monde de l’enseignement parle de l’ère de l’école de réussite et des indicateurs du mérite et de l’excellence, les élèves poètes ont démontré que la création culturelle peut être l’une des belles facettes de cet école, renchérit-il.

Autre point lumineux du recueil : Le parfum de la sensibilité féminine qui embaume les pages du recueil. Une douzaine de ses 21 poèmes a été l’Âœuvre de jeunes filles. Une nouvelle distinction, qui vient s’ajouter aux bons résultats scolaires réalisés aux dépends de leurs voisins de classe. Cerise sur le gâteau : le tableau de couverture du recueil a été dessiné encore une fois par une fille.

Mais au-delà des essais des unes ou des autres, c’est de l’expression des sens et de l’exploration du talent qu’il s’agit dans ce recueil, qui a, au moins, le mérite d’avoir remis au gout du jour de vielles traditions d’incitation à la création littéraire et poétique.

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