« Le despote est mort, la Libye est libre »

« Le despote est mort, la Libye est libre »

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« Je n’en crois pas mes yeux. C’est fini, c’est fini… Allah Akbar. Venez voir! C’est bien lui », répète-t-il à l’adresse de ses collègues.

 

Dehors, les combattants partisans du nouveau régime, fêtent la nouvelle à leur façon, en tirant en l’air avec différents types d’armes, de la kalachnikov à l’artillerie lourde.

L’interdiction par les autorités de Tripoli de ces tirs de joie, demeurait vaine. Des voitures circulaient jeudi à Tripoli en rappelant par haut parleurs que les tirs de joie étaient « haram » (interdits par l’islam), selon une fatwa prononcée récemment par Sadok Ghariani, un dignitaire religieux respecté par les Tripolitains.

Certains Tripolitains ne croient pas à la nouvelle, notamment après des informations contradictoires sur l’arrestation ou la mort de personnalités ces dernières semaines.
« Je ne le crois toujours pas. Il faut que je vois une vidéo », lance un homme armé qui était sur le front de Bani Walid, un des ex-bastions de Kadhafi, « libéré » il y a deux jours.

Pour Anis, un chauffeur de 20 ans, si l’ex-leader était resté en vie il aurait continué à représenter une menace pour le pays.
« Je suis vraiment content qu’il soit mort. Sinon, il continuerait à représenter un danger pour la Libye », estime-t-il.
« Maintenant, on doit trouver Seif Al-Islam », un des fils de Kadhafi, recherché par la justice internationale et qui avait un rôle important dans la répression meurtrière de la révolte libyenne, ajoute-t-il.

Des dizaines de voitures patrouillaient les rues de la capitale, dans un concert de klaxons assourdissant, provoquant des embouteillages dans plusieurs quartiers de la capitale.

Sur la place de martyrs, ex-place Verte, des milliers de Tripolitains se sont rassemblés, brandissant des drapeaux de la nouvelle Libye, aux couleurs rouge, noire et verte.

Mais d’autres pensent déjà à la Libye de l’après-Kadhafi.
« Maintenant nous devons penser à la Libye de demain. Nous avons perdu assez de temps, ça suffit », affirme Mohamed, 24 ans, qui ne souhaite pas donner son nom.
« J’espère que les forces politiques se mettront d’accord très vite sur la future Libye », dit-il au moment où des craintes commencent à se faire sentir dans la Libye sur une éventuelle lutte de pouvoirs entre tribus, régions et entre les islamistes et les libéraux.

Mercredi, le numéro deux du Conseil national de transition (CNT, issu de la rébellion), Mahmoud Jibril, a formulé à Tripoli des craintes quant au « chaos » qui pourrait résulter d’une « bataille politique » précoce.

Plus optimiste, Afaf, une enseignante, estime que « les Libyens ont un grand espoir dans l’avenir. Il y a un soulagement mais aussi une impatience chez les Libyens. Demain sera sûrement meilleur », affirme-t-elle.
« Il y a un sentiment de liberté. Tout le monde critique tout le monde. C’est normal qu’il y ait des différends », souligne-t-elle.

AFP____________________

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