« Majid » de Nassim Abassi : L’orphelin qui ne voulait que se souvenir...

« Majid » de Nassim Abassi : L’orphelin qui ne voulait que se souvenir du visage de ses parents

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-Par Maria Laaroussi-

Le film (116 minutes) relate l’histoire d’un orphelin de dix ans, Majid, qui a perdu précocement ses parents dans un incendie. L’enfant héro, au visage angélique et gracieux, s’est trouvé livré à lui même et contraint de gagner sa vie en se donnant à des petits métiers de la rue avant de devenir cireur de chaussures à Mohammedia.

L’histoire rapportée par le long métrage a sensiblement séduit le public, de tout âges, qui a afflué sur le complexe culturel Mohamed Hajji à Sala Al Jadida, retenu parmi les sites abritant les actes de cette manifestation cinématographique dédiée à la gente féminine.

La prestation talentueuse des deux acteurs en herbe Brahim Al Bakali et Lotfi Saber ayant magistralement interprété les rôles de Majid et Larbi, a impressionné l’assistance qui a largement applaudi l’évolution sur grand écran des deux enfants.

Après avoir perdu ses parents, Majid s’est trouvé face à une obligation le contraignant à vivre désormais avec son frère ainé Driss, devenu subitement son unique parent et avec lequel il sera appelé à partager une modeste et exigüe  chambre dans un quartier populaire de Mohammedia.

Autoritaire et protecteur, Driss, le frère, décida du jour au lendemain de se dérober à ses obligations familiales et fuir ses responsabilités en abandonnant son petit frère livré à un orphelinat pour aller en Norvège.

Majid qui n’a qu’un seul souci et rêve: se souvenir de ses parents, n’a absolument pas accepté ce placement et décida de quitter son petit monde vers la grande Casablanca, accompagné par Larbi, un vendeur de cigarettes au détail croisé dans les rues de Mohammedia.

Les deux amis prennent la route à destination de la capitale économique, à la quête d’une photo de parents de Majid, que le jeune orphelin espérait trouver chez un ancien ami de la famille.

De là, commença une vraie aventure parsemée de péripéties et de suspens relaté sobrement à travers les séquences du long-métrage.

A travers cette fiction, Nassim Abassi a réussi à mettre en valeur les talents de ces enfants, a confié à la MAP le critique de cinéma marocain, El Mokhtar Ait Omar, soulignant que le réalisateur a gagné le pari en dépit de « la difficulté et de la complexité de diriger des enfants sur un plateau de tournage ».

L’objectif de Nassim Abassi était d’attirer l’attention du public sur la question des enfants de la rue et de rectifier le regard sévère et intolérable de la société envers eux, a-t-il dit.

Pour le critique, Ahmed Boughaba, le long métrage +Majid+ marque l’avènement de Abassi dans le monde du cinéma narratif après des expériences sur le petit écran, des court-métrages et des documentaires.

Il a également rappelé que ce film traite d’un phénomène sociétal aussi épineux à savoir les enfants de la rue et les problèmes sociaux rencontrés par les orphelins, estimant que le réalisateur a réussi la tâche délicate de travailler avec des enfants acteurs.

Originaire de Temsamane (ouest de Nador), Nassim Abassi s’est intéressé dès son jeune âge à la lecture et à la création des bandes dessinées. Il découvre très tôt que le cinéma demeure le moyen le plus efficace et le plus magique pour raconter une histoire.

+The winter sun is a lie+ (le soleil de l’hiver est un mensonge) est son premier long-métrage anglais qui a remporté le Prix du meilleur film au Festival international du film à New Delhi (2005).

Son deuxième long-métrage +Bila Houdoud+ met en scène une femme de la région du Rif, ex-championne de karaté, qui mène un combat sans merci contre des barons de la drogue.

 

 

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