« Salé : Mémoire d’une ville (1912-1956) », nouvel ouvrage collectif de l’IURS en...

« Salé : Mémoire d’une ville (1912-1956) », nouvel ouvrage collectif de l’IURS en hommage à la ville, son histoire et sa culture

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Ce livre de 254 pages (format moyen) met en valeur cette ville, considérée comme l’une des plus anciennes du Maroc, qui a su se distinguer par sa culture et ses spécificités sociales, spirituelles, culturelles et artistiques.

Cette ville, écrit-on dans l’avant-propos, a donné naissance a de grandes figures historiques, à des savants, des artistes et des Hommes politiques qui ont laissé leur empreinte sur l’histoire de la ville.

Ce patrimoine, fondé sur des spécificités locales riches et diversifiées liées à la position géographique de la ville ainsi qu’à son capital scientifique, lui a permis de se constituer une identité propre inscrite au sein de l’identité nationale. Salé a été d’abord un port qui, tout au long de son histoire, a attiré, grâce à son dynamisme des migrants originaires de l’arrière-pays, du Moyen Orient, d’Andalousie ou d’Europe.

La ville jouit d’une réputation internationale lorsque, au XVIe siècle, les réfugiés de l’Andalousie se lancent dans la Course, le « jihad maritime ». Mais Salé joue également un rôle de premier plan dans le commerce international du Royaume et assume un rôle d’ouverture sur les pays européens. Ainsi, très tôt une colonie étrangère s’y installe soit à des fins commerciales, soit diplomatiques.

Sous le Protectorat, Salé, dont le port ensablé périclite depuis la fin du XVIIIe siècle, devient un foyer de lutte pour l’indépendance nationale et à l’instar d’autres villes comme Fès, Rabat et Marrakech, la ville a donné naissance à plusieurs leaders du nationalisme marocain urbain.

Afin de mettre en exergue le rôle joué par Salé à travers l’histoire du Maroc, un colloque organisé les 3 et 4 novembre 2006 par l’IURS, en collaboration avec l’Association Bouregreg sur le thème « Salé, mémoire d’une ville, 1912-1656″, a réuni un ensemble de professeurs chercheurs qui, à travers leurs contributions, ont apporté des éclairages nouveaux sur trois problématiques.

La première était « Salé, du jihad maritime à la résistance à la conquête coloniale », la seconde « Salé sous le protectorat :les changements urbanistiques, architecturaux, culturels, etc » et la troisième « salé militante de l « indépendance à travers la lutte politique et la résistance protéiforme de la société civile pars les biais de l ‘enseignement, de la chanson, du théâtre, du sport, etc.

« Salé : Mémoire d’une ville (1912-1956) » comprend quatre grandes parties plus les annexes, à savoir « Salé avant le protectorat », « Salé après le protectorat », « La vie culturelle à Salé » et « La vie artistique à Salé ».

Les auteurs de ce livre ont abordé nombre de sujets concernant la ville, son histoire et sa culture, notamment « La ville de Salé et la question du Jihad maritime », « Le bombardement de Salé 1851/1268 Hégire » et « La presse slaouie pendant le protectorat ».

« Les femmes de Salé et leur résistance à l’occupation étrangère », « Les établissements religieux à Salé pendant le protectorat », »L’art du Melhoun à Salé » et « Le mouvement théâtral à Salé entre 1928 et 1948″ figurent également dans la liste de thèmes traités dans cet ouvrage.(MAP).

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