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Une affaire bien curieuse vient de trouver son épilogue devant la justice américaine pour des faits qui se sont déroulées sur le sol marocain.
Suite à une lettre anonyme dénonçant les viols répétés de sa domestique pendant seize ans d’un diplomate américain dont l’épouse était en poste à Rabat, la justice américaine a été saisie de cette affaire puisque les faits incriminés se sont déroulés dans un logement relevant du territoire américain, sans la moindre plainte de la victime.
La justice US a rendu son verdict dans cette affaire pour condamner le violeur à 30 mois de prison ferme et plusieurs milliers de dollars à verser à la victime et pour payer les frais des tribunaux. Une affaire qui se termine bien, mais combien d’autres de ce type continuent d’être entourées d’un profond silence en raison des craintes des employées de subir des pressions.
Si généralement les droits sociaux des employés des ambassades sont respectés, les tribunaux ne recevant jamais de plaintes, il en est autrement pour les affaires d’exploitation sexuelle qui restent entourées d’une loi du silence, une « omerta » qui laissent les victimes des abus corvéables à merci de peur de se voir menacées de poursuites sous prétexte de vouloir créer un incident diplomatique en accusant des diplomates en poste à Rabat, qui ne sont pas toujours des saints si l’on en croit des témoignages d’employées de bureau ou de simples domestiques.

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