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La classe politique, toutes tendances confondues ainsi que tous les élus ne cessent de se creuser les méninges pour trouver une explication à l’expression de « Séisme Politique au Maroc » utilisée par le roi Mohammed VI au parlement lors de son discours devant les parlementaires.

Le fait est, qu’associé à la nécessité de trouver un autre modèle économique évoqué par le souverain dans la même intervention, ce constat ne peut signifier qu’une seule chose, la faillite de la politique, un terme que le roi se serait abstenu de prononcer. Preuve en est les différentes critiques adressées aux décideurs politiques et les représentants de leurs formations au sein du gouvernement et de l’administration dans tous les discours prononcés par Mohammed VI tout le long de ces derniers mois.

Faut-il y voir alors le prélude et l’amorce du retour des technocrates dans les gestions des affaires du pays, une expérience déjà vécue, par intervalles et par le passé dans l’histoire du pays.

Le déclic serait venu de la crise sociale d’Al Hoceima et de différents rapports, dont celui de la Cour des Comptes, qui ont montré tout d’abord que les partis manquaient de profils pointus et expérimentés pour les fonctions ministérielles d’une part, et d’autre part que ces mêmes partis pouvaient faire perdre du temps au pays en s’enlisant des querelles politiciennes au détriment des affaires urgentes concernant les citoyens, allusion aux longs mois qui ont nécessité la formation de l’actuel gouvernement. Le constat tiré par les partis politiques est sans appel, ils doivent se préparer à des révisions déchirantes de leur rôle.

Par Jalil Nouri

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