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Les familles qui marient leurs enfants ne peuvent échapper aux dures lois de ces femmes qui habillent et préparent les mariées pour le rituel de leur présentation aux invités dans l’habit traditionnel. Pour cette prestation très simple, il arrive que parfois, ces « neggafates » demandent autant qu’un traiteur soumis aux impôts et aux charges fixes. Ces dames qui apprennent leur métier sur le tas et qui ne disposent ni de patente, ni d’employés permanents et qui sont recommandées grâce au bouche à oreille, n’hésitent plus à exiger des montants faramineux cash et sans marchandage.
A l’image d’une « neggafa » installée au quartier administratif de Rabat, devenue très sollicitée et dont les revenus avoisinent le million de dirhams par semaine durant l’été à raison de quinze à vingt mariages et des différentes commissions qu’elles perçoivent des autres prestataires qu’elles recommandent pour ne pas dire exigent comme les orchestres, les photographes et les traiteurs. Elles arrivent ainsi à se rendre incontournables et pièces-maîtresses dans les cérémonies de mariage en intervenant à différents niveaux, arnaquant sur leur chemin des familles entières qui ont le malheur de se trouver sur leur chemin. La précitée est devenue un cas emblématique dans la capitale, pour cette activité qui échappe au fisc et qui parasite à longueur de saison les métiers des autres prestataires en se cachant derrière des tuniques de mariage et des bijoux en toc. La méfiance devrait être de mise chez les familles qui s’apprêtent à célébrer les noces de leurs filles devant les agissements de « neggafates » qui s’érigent en spécialistes de l’organisation pour les siphonner.

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