Quarante pays ont envisagé à Londres l’après-Kadhafi

Quarante pays ont envisagé à Londres l’après-Kadhafi

205
0
PARTAGER

Au total 36 pays ont répondu à l’appel, et l’OTAN ainsi que l’ONU étaient présentes au plus haut niveau.

 

Mais les pays arabes sont apparus en retrait. Seuls sept des 24 pays de la Ligue arabe étaient présents, et ils étaient représentés, à l’exception du Qatar et des Emirats arabes unis, non par leurs ministres des Affaires étrangères mais par des ambassadeurs, tout comme la Ligue arabe, dont le soutien est jugé crucial.

Quant à l’Union africaine (UA), pourtant dûment invitée, elle n’a pas fait le déplacement, après avoir critiqué l’intervention militaire et « l’absence de feuille de route ».

En ouvrant officiellement la réunion, le Premier ministre britannique David Cameron a évoqué un triple objectif: « réaffirmer notre engagement envers la résolution de l’ONU » autorisant l’intervention militaire pour protéger les civils libyens, « accélérer l’acheminement de l’aide humanitaire » et « aider la population libyenne à définir son avenir. »

Il a souligné qu’au moment où il s’exprimait, « les habitants de Misrata (à l’est de Tripoli) subissaient encore les attaques meurtrières du régime. »

Ce rappel a été aussitôt suivi d’un avertissement de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton: les frappes de la coalition continueront « jusqu’à ce que Kadhafi remplisse pleinement les conditions de la résolution de l’ONU », cesse ses attaques contre les civils, retire ses troupes et autorise l’acheminement de l’aide humanitaire.

Juste avant la réunion du groupe de contact chargé du « pilotage politique » de l’opération internationale en Libye, dont l’OTAN assurera le commandement militaire à compter de 06h00 GMT jeudi, le colonel Mouammar Kadhafi avait enjoint à la coalition de cesser « son opération militaire barbare et maléfique », qu’il a comparée « aux campagnes de Hitler. »

Mardi, la principale formation de l’opposition libyenne, le Conseil national de transition (CNT), n’a pas été autorisée à siéger avec le groupe de contact, mais pour autant elle a enregistré plusieurs avancées.
Mahmoud Jibril, son responsable des affaires internationales, a successivement rencontré Hillary Clinton et ses homologues britannique William Hague et français Alain Juppé.

Washington a annoncé l’envoi prochain d’un diplomate, Chris Stevens, à Benghazi, fief de la rébellion dans l’est de la Libye. La France a décidé d’y nommer un ambassadeur, Antoine Sivan, en passe de prendre ses fonctions.

Ainsi conforté, le CNT –reconnu à ce stade par la France et le Qatar– a promis mardi des « élections libres et justes » et souligné ses « aspirations à un Etat uni, libre et moderne », cherchant ainsi à écarter toute partition du pays.

Lundi, le président américain Barack Obama avait réaffirmé qu’il n’était pas question de réitérer en Libye les erreurs de l’invasion en Irak, et concédé que la transition démocratique serait une « tâche difficile » dont la responsabilité reviendra principalement au « peuple libyen ».

La chute du colonel Mouammar Kadhafi n’étant pas un but de guerre reconnu, les participants évoquent souvent son départ de manière elliptique.

L’Italie a envisagé son exil, une perspective rejetée par ceux qui veulent le juger.
« Bien entendu, je crois qu’il devrait faire face à la Cour pénale internationale (de La Haye), mais là où il va, s’il s’en va, dépend de lui », a déclaré mardi M. Hague.

Un exil reste « juridiquement » une possibilité, étant donné que le colonel Kadhafi n’est « pas encore » accusé ou recherché par la CPI, a pour sa part déclaré la ministre espagnole des Affaires étrangères, Trinidad Jimenez.

Mais au nom du CNT, Guma El-Gamaty a tranché à Londres: « Ces crimes ne devraient pas rester impunis ».

La prochaine réunion du « groupe de contact » aura lieu au Qatar, indique le communiqué final.

AFP_________________________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

 

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

 

Commentaires