Quatre assaillants de Jakarta tués

Quatre assaillants de Jakarta tués

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Au moins sept personnes ont été tuées dans des explosions causées par au moins une bombe jeudi au centre de Jakarta, a indiqué le porte-parole de la capitale indonésienne, Mohammad Aqbal. Quatre assaillants, dont deux kamikazes, auraient été tués.  Un collaborateur des Nations unies d’origine néerlandaise a quant à lui été grièvement blessé, a fait savoir de son côté la porte-parole du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas, infirmant des informations de médias néerlandais. Une des explosions s’est produite aux abords d’un café de la chaîne américaine Starbucks, situé en face d’un bâtiment des Nations unies.  Des tirs sont encore échangés, selon des témoins. La police a établi un cordon de sécurité.

Le président indonésien, Joko Widodo, a déclaré jeudi que les explosions étaient des « actes terroristes ». « Notre nation et notre peuple ne devraient pas avoir peur, nous ne serons pas vaincus par ces actes terroristes », a déclaré M. Widodo à la chaîne de télévision Metro TV, ajoutant que les autorités « condamnaient cet acte qui a perturbé la sécurité et semé la terreur parmi la population ».

Au moins sept personnes ont été tuées dans des explosions causées par des bombes jeudi au centre de Jakarta et des coups de feu ont été entendus à l’extérieur d’un café à l’approche de policiers armés, a constaté un journaliste de l’AFP. Les explosions ont été causées par au moins une bombe, a ajouté la police. Des corps étaient allongés au sol sur une artère de la capitale indonésienne, près d’un poste de police où les explosions ont retenti, selon le journaliste de l’AFP.

« Tireurs toujours en fuite »
Ce poste de police sur une artère fréquentée de la ville a été endommagé après que six explosions ont retenti. Des coups de feu ont également été entendus à l’extérieur d’un Starbucks, selon le journaliste. La police a établi un cordon de securité. « Pour le moment, les coups de feu ont cessé mais des tireurs sont toujours en fuite, nous redoutons de nouveaux coups de feu », a-t-il ajouté. Des policiers lourdement armés ont évacué un blessé ensanglanté au sol, et des hélicopètres survolaient la zone des explosions, selon un journaliste de l’AFP.

Starbucks fermés
De son côté, le géant américain Starbucks a annoncé jeudi la fermeture « jusqu’à nouvel ordre » de tous ses cafés de Jakarta. « Ce magasin et tous les autres magasins Starbucks de Jakarta demeureront fermés, par mesure de précaution, jusqu’à nouvel ordre. Nous suivons de près cette situation », a annoncé le groupe dans un communiqué émis de son siège à Seattle.

Le groupe a pris cette décision après une « explosion » survenue « près » d’un de ses cafés situé non loin d’une guérite de la police, ajoute le texte. « Un client a été blessé et soigné sur les lieux, nos employés sont sains et saufs ». La police indonésienne a annoncé que quatre assaillants, dont deux kamikazes, auteurs présumés de ces attaques, avaient été tués par les forces de l’ordre.

Des membres de forces de l’ordre sur place ont indiqué à des journalistes de l’AFP de « s’éloigner » de la zone délimitée par la police. Aucune information n’a été communiquée dans l’immédiat sur les origines de ces explosions.

Attentats déjoués
La police indonésienne était en alerte maximale pendant les fêtes de fin d’année en Indonésie, après avoir déjoué un attentat suicide projeté à Jakarta pour le Nouvel An par des extrémistes présumés pour certains liés au groupe jihadiste Etat islamique, selon la police. En décembre, la police avait arrêté cinq personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau proche de l’organisation Etat islamique (EI) et quatre autres en rapport avec le groupe extrémiste Jemaah Islamiyah, responsable d’attentats de grande ampleur en Indonésie.

Les forces de l’ordre avaient saisi du matériel servant à la fabrication d’explosifs ainsi qu’un drapeau inspiré par le groupe Etat islamique (EI). Les extrémistes islamistes avaient également d’autres cibles dont des stations de police, des centres commerciaux, des groupes chiites minoritaires et des membres de l’unité d’élite de la police antiterroriste. Près de 150.000 policiers et militaires avaient été mobilisés pour garder des sites importants pendant la période d’alerte maximale durant les fêtes, du 24 décembre au 2 janvier.

L’Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde, avait été précipitée dans sa propre « guerre contre le terrorisme » par les attentats de Bali en 2002 (202 morts). Mais l’archipel n’avait pas connu d’attentats majeurs depuis ceux qui ont fait neuf morts en juillet 2009 dans des hôtels de luxe à Jakarta.

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