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Dans les années 90, il était surnommé le petit mustapha. Petit, car il a connu des problèmes avec la justice en Belgique dès l’âge de 13 ans.

Aujourd’hui âgé de 38 ans, il vient de briser un dernier tabou, celui des viols et des humiliations dans les prisons belges. A 16 ans, confie-t-il au journal La Dernière heure, il a été violé par des gardiens de prison.

« Ils étaient à quatre, un chef de quartier et trois matons. Ils m’ont traîné dans un des cachots tout au fond de l’aile D. Ils me maintenaient. Un m’a craché entre les fesses puis s’est couché sur moi et m’a pénétré en pesant de tout son poids. », confie-t-il. A l’époque, l’adolescent avait tellement honte qu’il n’en pas parlé au directeur de la prison Forest. Sa seule façon de répondre et d’avoir tenté de se suicider en avalant une vingtaine de Valium.

20 ans après les faits, il se souvient encore des quatre matons . « Je n’aurais aucun mal à les reconnaître. Et ça a continué plus tard avec le chef H. qui venait me toucher », poursuit-il. Pour lui, le viol par des gardiens est une pratique courante. Il cite l’exemple de Redouane qui a été violé par les surveillants de la prison et qui s’en est plaint au directeur mais on ne l’a pas cru.

Mustapha Riffi, c’est son nom, a décidé aujourd’hui de parler. Lui qui reconnaît n’avoir pas été un ange. « Je n’ai pas toujours été correct, j’ai des problèmes de comportement, j’ai un rapport difficile avec l’autorité », mais il tient à dénoncer le comportement d’agents pénitentiaires que rien ne peut justifier..

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