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Quatre centrales syndicales ont annoncé, lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Casablanca, une grève générale nationale de 24 heures à observer le 24 février courant.

Dans un communiqué de presse conjoint, publié lors de cette conférence organisée pour expliquer aux médias nationaux et internationaux les raisons ayant conduit ces centrales à prendre cette décision, l’Union Marocaine du Travail (UMT), la Confédération Démocratique du Travail (CDT), l’Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM) et la Fédération Démocratique du Travail (FDT) ont indiqué que cette grève s’étend aux secteurs public et privé, ainsi qu’aux collectivités territoriales et aux professions libres.

La décision de grève intervient après avoir épuisé toutes les initiatives et les démarches pour amener le Gouvernement à organiser des négociations collectives tripartites et après les mises en gardes adressées à l’Exécutif à travers l’organisation de meetings et de grèves, ainsi qu’après « l’assombrissement de tous les horizons avec le Gouvernement », soulignent ces syndicats.

Et d’expliquer que toutes ces raisons ont incité les centrales syndicales à tracer un programme de lutte, qui a démarré avec une marche de protestation organisée le 06 avril 2014, puis la grève générale dans la Fonction publique (10 décembre 2015) et ensuite le meeting de protestation organisé le 12 janvier dernier devant le Parlement.

Les quatre syndicats soulignent également qu’après que le Gouvernement n’eût pas daigné répondre aux propositions des syndicats concernant la réforme des caisses de retraites et plusieurs autres cahiers revendicatifs, lors de leur rencontre le 16 janvier dernier, les centrales syndicales, réunies mardi au siège de la CDT, ont ainsi décidé d’observer une grève générale nationale dans les secteurs public et privé.

A travers cette décision, les syndicats visent à amener le Gouvernement à engager un dialogue sérieux et responsable concernant plusieurs dossiers en suspens, notamment l’ouverture d’un dialogue social, le respect total des libertés syndicales, la hausse générale des salaires, l’augmentation des pensions des retraités, la réforme des régimes de retraites.

Les quatre syndicats font ainsi assumer au Gouvernement « l’entière responsabilité des conséquences qui pourraient découler de la crise sociale et de l’absence de dialogue en tant que moyen idoine à même de traiter toutes les questions intéressant la classe ouvrière ». Et d’estimer, à ce propos, que le pays « traverse une étape historique qui exige de faire prévaloir la raison et l’esprit politique national, en vue d’appréhender la nature de cette phase historique, et d’adopter une vision prospective aussi bien pour cerner les problèmes que pour trouver des solutions stratégiques et faire ainsi face à l’avenir ».

Ils ont de même annoncé que leurs instances décisionnelles se réuniront immédiatement après cette grève générale pour mettre en œuvre un programme de lutte, appelant la classe ouvrière et tous les salariés à la mobilisation pour réussir cette étape de lutte et préserver ainsi leurs droits et acquis.

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