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Il ne se passe plus un jour sans que ne soit évoqué le départ d’Abdelatif Jouahri, wali de la Banque Al Maghrib, la banque centrale. Certains y voient une conséquence directe de sa mauvaise gestion de l’opération de la mise en œuvre de la convertibilité du dirham qui aurait déstabilisé les réserves de change du pays, bien avant le démarrage de l’opération, puisque banques et entreprises exportatrices sont soupçonnées d’avoir stocké des stocks importants par milliards à des fins spéculatives. Abdelatif Jouahri les avait accusées ouvertement de traîtrise et d’anti-patriotisme ce qui n’avait guère plu aux concernés. Depuis, les relations se seraient envenimées entre les deux parties au point que des plaintes avaient été adressées au palais royal. D’autres, au contraire, estime que c’est la lecture du dernier rapport annuel lu devant le roi qui aurait scellé le départ du patron de la banque centrale mais sans quitter les sphères du pouvoir, puisqu’il est fortement question qu’il devienne conseiller royal pour les affaires monétaires et verrait l’ancien chef de la diplomatie marocaine, Salaheddine Mezouar, lui succéder à la tête de la banque centrale. Dans tous les cas de figure, la mise à la retraite de Abdelatif Jouahri est dans le pipe depuis une année au moins, pour laisser la place à un expert chargé de donner un coup de jeune à l’institution, ce qui n’est en aucune mesure, le cas de Mezouar.

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