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Le Belgo-Marocain Chakib Akrouh, né le 27 août 1990, a été identifié comme étant le kamikaze qui s’est fait exploser dans l’assaut à Saint-Denis, cinq jours après les attentats de Paris.

Chakib Akrouh (25 ans) est l’homme qui accompagne Abdelhamid Abaooud dans le métro parisien, peu de temps après la fusillade des terrasses. © M6.

Il est le dernier membre du commando des terrasses, avec Brahim Abdeslam et Abdelhamid Abaaoud. Son ADN a été retrouvé sur une des trois kalachnikov laissées dans la Seat abandonnée à Montreuil, au nord-est de Paris, véhicule qui a été utilisé lors de la tuerie.

Profil génétique inconnu
Son identification a été rendue possible par la comparaison « entre le profil génétique extrait sur le kamikaze et celui de la mère de Chakib Akrouh ». Alors qu’il était bien connu pourtant des services de renseignements belges, son profil génétique ne ressortait d’aucun fichier, d’où la difficulté de l’identifier directement. Filmé dans le métro parisien après les attaques du 13 novembre, il a finalement été reconnu par des enquêteurs, qui ont comparé son visage à différents fichier de police.

Fiché par l’OCAM, il avait été condamné par contumace le 29 juillet 2015 à 5 ans de prison et une amende de 1.500 euros pour participation à une organisation terroriste.

Mandat d’arrêt international
A l’issue de ce même procès sur les filières de recrutement de djihadistes belges pour la Syrie , Abdelhamid Abaaoud avait lui été condamné en son absence à 20 ans de prison à Bruxelles. Akrouh est soupçonné de s’être rendu au moins deux fois en Syrie, en janvier 2013  et janvier 2015. Faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis le 28 mai 2014, il est visiblement parvenu à faire des allées retour entre la Syrie et la Belgique et a pu jouir d’une liberté de mouvement assez étonnante.

« Un garçon normal, discret et réservé »
La famille du terroriste présumé, originaire de Molenbeek comme les frères Abdeslam, se dit « sous le choc ». « Mon cousin était un garçon normal. Je savais qu’il était parti en Syrie, mais je n’ai jamais été en contact avec lui. Personne ne pouvait y croire. Il a été endoctriné », a réagi brièvement son cousin, Abdelghafour, dans Het Laatste Nieuws.

« On ne comprend pas ce qui arrive. Il était aux études. C’était un garçon comme les autres, discret et réservé. Sa mère a perdu la tête avec cette histoire », prolonge sa tante dans Sudpresse.

Après Samy Amimour, Omar Mostefaï, Foued Mohamed-Aggad, Brahim Abdeslam, Bilal Hadfi, Abdelhamid Abaaoud et Salah Abdeslam, on sait qu’il est le huitième terroriste ayant participé aux évènements du 13 novembre. Deux autres suspects, qui répondent au nom de Ahmad Al-Mohammad et Mohammad Al-Mahmod, n’ont toujours pas été identifiés formellement.

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