Maison A la une QUI VEUT TUER LES SITES D’INFORMATIONS AU PROFIT DES JOURNAUX ?

QUI VEUT TUER LES SITES D’INFORMATIONS AU PROFIT DES JOURNAUX ?

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Si quelqu’un était tenté de liquider la presse électronique, il ne s’y prendrait pas autrement. Car la décision que vient de prendre la Direction Générale des Impôts, sur ordre de on ne sait qui, n’aura d’autre effet pervers que d’étouffer les sites électroniques d’information, de les asphyxier même, l’un après l’autre, y compris le rares d’entre eux qui ont tiré leur épingle du jeu  en devenant difficilement rentables, Au centre de ce risque d’extension pure et simple, l’on retrouve une mesure fiscale incohérente et irréaliste, qui consiste à imposer aux sites d’informations, une taxe fiscale de 5% sur les annonces publicitaires, payable dans un mois au plus tard à la perception après le début de leur publication, et intitulée « taxe d’écran », qui ne concernait jusqu’à présent que les télévisions.

Pourquoi comparer les sites de la presse électronique à des écrans de télévision au seul motif de diffuser des vidéos, voilà qui n’a ni queue ni tête, et voilà qui plonge toute la profession naissante dans le désarroi, y compris la presse écrite en crise, qui finance en partie ses journaux en attirant leurs annonceurs sur les sites crées sous le même titre, afin de freiner leur hémorragie financière. La mesure est d’autant plus injuste et pénalisantes, que les sites d’informations, devront décaisser ces 5 % de leurs recettes publicitaires avant de les avoir reçues, ce qui ne se réalise qu’au minimum après 3 lois. De quoi mettre la clé sous la porte et de mettre une fin à une expérience naissante de la presse digitale qui commence à prendre ses marques au sein de la profession, avec une réussite reconnue et une crédibilité qui souligne la diversité des contenus et des idées en respect de la constitution.

Cette affaire peut aller très loin, si un accord n’est pas trouvé avec un ministère aux abonnés absents, se contentant de regarder ailleurs. Un recours à un arbitrage royal n’est pas à exclure.

 

Par Jalil Nouri

 

Actu-maroc.com

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