« Une heure pour la planète »: des milliers de villes dans le noir

« Une heure pour la planète »: des milliers de villes dans le noir

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Cette campagne de sensibilisation sur l’environnement, qui consiste à éteindre les lumières à 20h30 heure locale pour 60 minutes, avait cette année pour objectif de lever des centaines de milliers de dollars pour des projets respectueux de l’environnement.
Organisée depuis Singapour, elle a reçu le soutien des stars du nouveau film « The Amazing Spider-Man 2″, qui devaient aider à éteindre les lumières sur les toits de la ville-État dans le quartier chic de Marina Bay. Ce héros de bande dessinée était cette année l' »ambassadeur » de l’opération qui a vu le jour à Sydney en 2007.
L’Opéra de Sydney et l’emblématique pont de la ville ont été les premiers à être plongés dans l’obscurité à 20h30 heure locale.
Le front de mer de Hong Kong, féérique la nuit, est devenu méconnaissable quand les 118 étages du plus haut gratte-ciel de la ville, l’International Commerce Centre, ont été privés de lumière, de même que les néons des innombrables panneaux publicitaires.
A New Delhi, aucun monument n’était éclairé, pas même la Porte de l’Inde, le célèbre monument aux morts, au centre de la capitale indienne.
A Dubaï, Burj Khalifa, la plus haute tour au monde, qui culmine à 828 mètres avec ses 200 étages, a sombré dans l’obscurité à 20h30 heure locale, tout comme la fontaine musicale, une attraction touristique au pied de cette tour, ainsi que les hôtels et le centre commercial situés à proximité, plongés dans le noir pendant une heure.
Un peu plus loin, à Business Bay, le quartier des affaires, où la lumière a été également éteinte, des centaines de personnes ont marché à la bougie à l’initiative de la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA).
A Moscou, les lumières de plusieurs bâtiments bordant la place Rouge, le musée d’Histoire, la galerie marchande GOuM, la cathédrale Basile-le-Bienheureux et une partie de l’enceinte du Kremlin, ont été éteintes. Ne sont restées allumées que les étoiles de rubis placées au faîte des bâtiments et autour du drapeau de la présidence russe.
« Moscou participe à (l’opération) depuis 2009. Aujourd’hui, plus de 400 bâtiments devaient être éteints », a déclaré le responsable du département de Protection de l’environnement de Moscou, Anton Koulbatchevski, cité par l’agence de presse RIA Novosti.
A Athènes, les lumières de l’Acropole devaient être éteintes pendant une heure.
A Paris, une cinquantaine de monuments et sites emblématiques comme la Tour Eiffel, l’Hôtel de Ville, la cathédrale Notre-Dame, l’Arc de Triomphe ou la place de la Concorde ont été plongés dans l’ombre.
La Tour Eiffel, éteinte par un « mini-Spider-Man », n’est restée dans le noir que durant cinq minutes pour des raisons de sécurité.
- 7.000 villes mobilisées -
Au total, quelque 200 villes françaises participaient à l’opération. Dans le monde, quelque 7.000 villes de 157 pays étaient mobilisées, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).
A Lisbonne, les monuments les plus emblématiques, comme la Tour de Belem et le monastère des Hiéronymites, ainsi que le pont du 25 avril qui enjambe le Tage, devaient être plongés dans l’obscurité.
Le black-out d’une heure était observé dans 94 municipalités du Portugal.
En Grande-Bretagne, plus de 10 millions de personnes participaient à l’opération. Des édifices emblématiques de Londres tels que le Palais de Westminster, celui de Buckingham ou la Tour de Londres devaient éteindre leurs lumières.
Dans le reste du pays, des sites comme le château d’Edimbourg, la jetée de Brighton ou le château de Windsor devaient faire de même.
En Suisse, quelque 40 villes et municipalités suisses s’étaient engagées à participer. La fontaine de Genève, les cathédrales de Lausanne et de Fribourg, le château de Chillon devaient figurer parmi les monuments concernés.
Au Cap, ville choisie en 2014 par le WWF comme capitale de l’opération « Une heure pour la planète », le festival annuel de jazz, qui a débuté vendredi, n’a utilisé pendant une heure samedi soir que de l’énergie « verte ».
Cet événement planétaire annuel suscite des critiques, comme celle du politologue danois Bjorn Lomborg, qui estime que l’opération fait très peu pour le vrai problème de réchauffement de la planète. Selon lui, « cette célébration de l’obscurité envoie le mauvais message ».
Au fil des fuseaux horaires, d’autres sites mondialement célèbres, comme l’Empire State Building à New York devaient s’éteindre à leur tour pour une heure.
AFP

 

 

 

Actu-maroc.com

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