Rabia Rihane face à ses oeuvres le temps d’une soirée littéraire à...

Rabia Rihane face à ses oeuvres le temps d’une soirée littéraire à Settat

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-Par Mostafa Nazih-

Des intellectuels, des professeurs et des élèves de la ville ont, le temps de cette soirée organisée par l’Académie régionale d’Education et de Formation de Chaouia-Ouardigha, débattu avec l’écrivaine aussi, entre autres, de « l’écriture féminine », des contraintes que devraient contourner l’auteur- femme dans les sociétés arabes et islamiques, de la difficulté à tenter de briser certains tabous et de la relation de l’auteur avec les médias.

A ces questionnements, Rabia Rihane, qui s’est réjouie de voir notamment ce parterre d’élèves porter un tel engouement à ses Âœuvres et tenter de « décrypter » ses recueils de nouvelles, devait préciser que c’est la nouvelle, en tant que genre littéraire, qui l’a choisie et que c’était le genre qui lui a permis de mieux exprimer sa pensée et de décrire l’univers, quitte à user parfois du dialectal quand le mot, par sa force, répond au besoin de l’auteur.

La nouvelle est moins distanciée et plus proche de l’expression, devait-t-elle ajouter.

Evoquant l’écriture féminine, l’écrivaine a estimé qu’il y a tendance, parfois dans les sociétés arabes et islamiques, à lier le contenu à la propre expérience de l’auteur femme ce qui l’incite, lors de l’acte de création, à faire particulièrement plus d’effort pour anticiper les préjugés de l’environnement social.

Rabia Rihane, qui souligne au passage que sont rares les critiques ayant qualifié sa création d' »écriture féminine », a aussi fait prévaloir sa longue expérience dans l’enseignement pour écrire des nouvelles sur et à l’attention de l’enfance.

Ses trois premiers recueils, relèvent des intervenants parmi l’assistance, étaient plus imprégnés du poétique et trempaient plutôt dans la fertilité de l’imagination. C’était une étape, dit-on, où l’auteur donnait libre cours à sa pensée, avant d’opter, dès le quatrième recueil, pour la description de l’univers, interne et externe, usant d’une plume de rigueur.

Quand elle aborde l’environnement marocain, Rabia Rihane, relève-t-on encore, opte pour la proximité dans la finesse, en collant au quotidien, à l’enfance, à l’école, au quartier à ce qui entraîne le lecteur à s’impliquer dans son univers créatif.

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