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L’ancienne ministre de la justice française d’origine marocaine Rachida Dati ne se fait pas prier pour apporter par médias interposés, ses conseils éclairés à son pays natal, un empressement qui pousse certains à croire que l’actuelle députée européenne est payée en échange de cette mobilisation qui s’apparente dort un lobbying pro-marocain officieux. Avec une assiduité exemplaire, Rachida Tati a toujours un point de vue à donner et des pistes de réflexion à explorer quand elle ne se fait pas avocat de la cause marocaine à chaque crise diplomatique comme c’est le cas actuellement avec le secrétaire général de l’Onu, à qui elle demande de présenter des excuses officielles au Maroc. Quelques jours plutôt, elle avait défendu avec ardeur et conviction, la position du royaume dans son différend avec l’Union Européenne, toujours pas réglé.
Les soupçons pesant sur une supposée rémunération de l’ancienne garde des sceaux et protégée de l’ancien président Nicolas Sarkozy trouvent leur origine dans le fait qu’elle dirige un cabinet d’avocats à Paris et sur le côté systématique de ses interventions en faveur du royaume comme le ferait des spécialistes du lobbying sous contrat avec le gouvernement marocain comme on en trouve aux États-Unis. Pour l’heure, la concernée rejette catégoriquement ces allégations.
Par Jalil Nouri

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