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Une visite d’un journaliste à un proche résidant dans un immeuble du quartier « Al Oulfa » à Casablanca, lieu de concentration d’une forte communauté de subsahariens dont une majorité d’étudiants en raison des loyers accessibles, lui a laissé un goût amer et une profonde déception sur la tradition du vivre ensemble dont se prévalaient les marocains jusqu’à l’arrivée importante de ressortissants originaires des pays du sud du Sahara.

Dès l’entrée de l’immeuble en question, une pancarte du syndic indique que les réunions de famille et d’amis dépassant quatre personnes sont interdites de nuit comme de jour pour les africains de ces pays. Le même syndic a du reste établi une autre règle, celle de ne pas louer à cette catégorie de personnes bruyantes et impolies parlant toujours à voix haute comme si elles se trouvaient dans leur village, comme le pensent des marocains du voisinage. Le parent du visiteur se contentera pour sa part, de dire que la situation était supportable quand ils étaient moins nombreux.  Le journaliste n’est pas au bout de ses surprises puisqu’il apprendra chez l’épicier du coin, que le crédit ne leur était pas consenti car il traîne une réputation de mauvais payeurs qui déménagent de nuit en laissant des impayés. Le coup de grâce viendra du gardien de voitures qui lui , estime qu’il faut en finir avec cette hospitalité accordée à des africains qui viennent « manger le pain des marocains ». Un langage déjà entendu sous d’autres cieux au plus fort des montées du racisme dont les marocains avaient été et sont toujours des victimes expiatoires

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