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Après avoir fait une sortie fracassante en traitant les homosexuels marocains de « saletés », le ministre d’état islamiste en charge des droits de l’homme et issu de la formation du PJD, Mustapha Ramid, a changé son fusil d’épaule pour tenir un langage diamétralement opposé sur cette question épineuse.
Au cours d’une réunion publique, l’ancien ministre de la justice a surpris l’assistance en déclarant que les organisations internationales qui ont reproché au Maroc de ne pas respecter les libertés individuelles , notamment les droits des minorités homosexuelles, n’étaient pas le tort et qu’il est devenu indispensable de revoir les à-priori envers eux et d’élargir les champs des libertés accordées à cette catégorie au niveau du droit encadrant la vie des marocains, quelque soient leurs penchants. un discours détonnant et étonnant qui mérite des explications.
Le responsable connu pour son langage outrancier dans certaines situation et son conservatisme assumé, n’a pas opéré de virage mais n’a fait que traduire les ordres reçus pour réparer les dégâts causés par ses déclarations antérieures au niveau international, comme il l’avait fait lors du débat sur la réforme du code pénal qu’il a combattu de toutes ses forces en conformité avec l’idéologie de son parti, une attitude à contre-courant qui ne l’a pas empêché d’être curieusement nommé comme ministre d’état de surcroit, en charge des droits de l’homme dont il continue d’avoir une approche étriquée.
Par Jalil Nouri

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