Rapport du FMI 2011 sur le Maroc : Préserver la viabilité des...

Rapport du FMI 2011 sur le Maroc : Préserver la viabilité des finances publiques

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Après plusieurs années de politiques macroéconomiques et de réformes politiques avisées, le Maroc était bien équipé pour affronter la crise internationale de 2008 et répondre aux demandes sociales qui se sont exprimées lors du Printemps arabe. Cependant, une croissance lente en Europe pourrait peser sur l’activité économique et assombrir les perspectives du pays, lit-on dans le rapport du FMI.

 

Pour le Maroc, le principal enjeu en 2011, à moyen terme, consiste à assurer une croissance élevée du PIB réel de manière à réduire le chômage et à améliorer le niveau de vie, tout en assurant la viabilité à moyen terme des finances publiques, souligne le rapport.

Pour répondre aux demandes sociales, le gouvernement a accru en 2011 les dépenses consacrées aux subventions, aux salaires et aux retraites.

Selon ledit rapport, les résultats économiques récents du Maroc sont globalement favorables et sont marqués particulièrement par une forte progression du PIB non agricole et une inflation qui demeure faible et bien maîtrisée.

Pour ce qui est des perspectives à moyen terme, l’institution monétaire souligne qu’en dépit des progrès sur le plan de la productivité, le Maroc devrait continuer à afficher de solides résultats économiques.

Pour assurer la viabilité des finances publiques à moyen terme, il sera indispensable, selon le FMI, de contenir les dépenses publiques, au moyen en particulier d’une réforme du système de subventions généralisées. L’augmentation des subventions et des salaires de la Fonction publique en réponse aux demandes sociales a mis à mal l’équilibre des finances publiques à moyen terme. La détérioration de la situation budgétaire sera imputable pour une large part au système de subventions en place, qui est coûteux, très inefficace et inéquitable puisqu’il ne permet pas d’aider efficacement les couches les plus défavorisées de la population. La mobilisation de recettes additionnelles pourrait permettre d’adopter un profil d’assainissement plus ambitieux pour ramener la dette en dessous de 50% du PIB ou, le cas échéant, compenser la mise en œuvre plus lente que prévu des réformes en matière de dépenses.
Les autorités devraient améliorer également l’efficacité et la qualité des dépenses de manière à ce que les dépenses sociales soient suffisantes et bien ciblées.

Par ailleurs, tout en indiquant que l’adoption à terme d’un taux de change souple renforcerait le cadre de la politique monétaire de Bank Al Maghrib, le gouvernement et les services du FMI pensent que le moment doit être bien choisi et que des mesures d’accompagnement à même de préserver la viabilité des finances doivent être mises en place.

Toujours selon ledit rapport, le secteur financier s’est considérablement développé, mais son expansion future dépendra de sa capacité à mobiliser l’épargne intérieure. Une mobilisation efficace des ressources intérieures sera indispensable pour assurer le développement du secteur financier et une croissance appropriée du crédit. Dans un contexte de resserrement des liquidités, les autorités devraient veiller à ce que le financement intérieur du déficit public n’ait pas un effet d’éviction et ne réduise pas encore le crédit au secteur privé.

En outre, les autorités pourraient encourager davantage les banques à renforcer leurs fonds propres de base afin d’être mieux en mesure de résister aux chocs.

Le FMI aussi recommande au Maroc d’accélérer les réformes structurelles pour stimuler la croissance potentielle et améliorer les indicateurs sociaux. Il l’appelle à fournir davantage d’efforts pour renforcer la gouvernance, le climat des affaires et l’intégration commerciale avec les partenaires européens afin de continuer à attirer les investissements directs étrangers et de rehausser le capital humain.

A cet égard, les services du FMI estiment que la réforme constitutionnelle récente et la création du Comité national sur l’environnement des affaires devraient promouvoir une croissance solidaire. En outre, de nouvelles réformes visant à réduire les salaires minimums et les coûts d’embauche sont indispensables pour faire baisser le chômage des jeunes.

Jalil Nouri pour actu-maroc.com _________

 

 

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