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Plus que quelques heures à attendre avant l’adoption du nouveau rapport du Conseil de Sécurité de l’ONU sur le Sahara, un rapport dont la rédaction est confiée à la représentante des États-Unis, nommée il y a à peine quelques semaines par le président Trump, qui connait peu de choses sur le dossier et dont cette mission permettra de connaître la position réelle de la nouvelle administration américaine après celle d’Obama.
Sans préjuger des conclusions de ce rapport, l’on peut miser par avance sur un changement en faveur du Maroc à la lumière des développements récents sur le terrain dans la région de Guerguerate, à la frontière avec la Mauritanie, suite au refus du Polisario de quitter cette zone tampon comme le lui avait demandé expressément le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guitteres.
Depuis, les relations entre les deux parties se sont sérieusement dégradées allant jusqu’à une décrédibilisation des séparatistes devant l’instance onusienne qui s’est félicitée en revanche de la coopération des autorités marocaines pour désamorcer une crise pouvant annoncer une reprise des hostilités, ce que ne cache pas le Polisario.
Le rapport de l’ONU qui court sur un an devrait reconduire, sans surprise, la mission de la force onusienne de maintien de la paix au Sahara, en donnant un dernier avertissement aux séparatistes avant une éventuelle intervention de la Minurso, pour la première fois dans l’histoire de ce conflit.

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