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Le secrétaire général de l’ONU, le sud-coréen Ban Ki Moon n’a pas retenu visiblement les leçons de son accrochage avec le royaume en décidant d’enfoncer le clou dans son dernier rapport sur le bilan des actions de l’ONU à travers le monde qui doit être débattu par l’assemblée générale au mois de septembre prochain.

Les quelques pages sur le conflit du Sahara ont concentré toutes ses critiques sur le royaume, preuve que le secrétaire général compte bien s’acharner encore sur le Maroc pour toute la durée qui lui reste à la tête de l’organisation, c’est à dire jusqu’à la fin de l’année en cours, au terme de son mandat.

Revenons sur l’expulsion par Rabat de fonctionnaires de la composante civile de la force de maintien de la paix au Sahara, la Minurso, le secrétaire général un tantinet rancunier, a estimé que les autorités marocaines avaient entravé avec cette décision le travail et les obligations de cette force, en insinuant que le royaume avait violé les conventions internationales.

Un peu plus loin et dans ce même chapitre sur les difficultés pour l’ONU d’exercer sa mission, Ban Ki Moon revient à la charge pour accuser le Maroc de vouloir influer sur le travail et la mission des responsables de l’ONU pour les inciter à défendre les thèses marocaines  dans le conflit du Sahara.

Il est clair pour le secrétaire général de l’ONU que le royaume est devenu un vrai point de fixation. Reste à souhaiter qu’il n’accumulera pas les dégâts avant son départ.

Par Jalil Nouri

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