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L’année 2015 sera probablement la plus chaude jamais observée, a indiqué mercredi une agence de l’ONU, affirmant que « le seuil symbolique de 1 C de réchauffement sera sans doute franchi ».

La période 2011-2015 devrait elle aussi être la plus chaude jamais enregistrée, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM) qui a publié des chiffres préliminaires établis par rapport à la période de référence (1961-1990).

« L’état du climat mondial en 2015 fera date », a estimé le secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud, dans une déclaration sur l’état du climat à moins d’une semaine de la Conférence mondiale (COP21) prévue à Paris.

Il a souligné que les températures de surface de la mer vont atteindre des niveaux sans précédent, estimant toutefois possible de limiter les émissions de gaz à effet de serre. « Il est possible de limiter les émissions qui sont à l’origine du changement climatique. Nous disposons des connaissances et des outils nécessaires pour agir », a-t-il déclaré.

D’après une estimation préliminaire portant sur la période janvier–octobre 2015, la température moyenne en surface présente une anomalie positive de 0,73 C par rapport à la normale calculée pour la période 1961–1990 (14,0 C), soit environ 1 C de plus que durant les années 1880–1899 Selon M. Jarraud, la situation actuelle résulte des effets conjugués d’un puissant épisode El Nino et du réchauffement climatique causé par les activités humaines, d’après l’agence onusienne.

Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont atteint de nouveaux pics : au printemps boréal 2015, pour la première fois, la teneur de l’atmosphère en CO2 a franchi la barre des 400 parties par million en moyenne mondiale.

« S’ajoute à cela la présence d’un puissant épisode El Nino, qui ne cesse de gagner en intensité », a relevé M. Jarraud, précisant que ce phénomène influe sur les régimes météorologiques dans de nombreuses régions du monde et explique la chaleur exceptionnelle que nous avons connue en octobre

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