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Le chef du gouvernement désigné, impuissant à se sortir du bourbier des tractations qui durent depuis 5 mois, a choisi de recourir à un arbitrage royal pour décider de la suite à donner à sa vaine tentative de former son équipe pour sortir du blocage.
En optant pour cette démarche, Benkirane court le risque de recevoir une fin de non recevoir courtoise car le souverain a assez dit et répété qu’il se mettait au dessus des tractations des partis politiques et qu’il n’y aurait aucune interférence de sa part dans le jeu politique. Car ce que souhaite en réalité le chef islamique, c’est voir le souverain appeler Aziz Akhenouch qui pose le plus de problèmes à Benkirane, à plus de modération et de souplesse pour sortir du blocage.
Dans l’attente du retour du roi Mohammed VI de son périple africain dans les prochains jours, les questions et hypothèses pleuvent sur la réaction royale qui sera déterminante et qui en cas de réponse négative à la demande de Benkirane, ne laisserait plus de choix à ce dernier que celui de présenter sa démission et annoncer l’échec de ses tentatives de former un gouvernement issu des dernières élections législatives.
La constitution de 2011 offre, elle, assez de possibilités de sortie de crise, une crise politique considérée comme la plus longue de l’histoire du pays depuis son indépendance.
Par Jalil Nouri

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