Réforme constitutionnelle: lorsque des leaders politiques sont appelés à persuader des jeunes...

Réforme constitutionnelle: lorsque des leaders politiques sont appelés à persuader des jeunes avides de connaissances

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Par Mostafa Nazih

Les étudiants de cette école et leurs vis-à-vis des autres facultés relevant de l’Université Hassan 1er de Settat ont pris d’assaut, mercredi, l’amphithéâtre de cet établissement dans le dessein d’assouvir leur appétit insatiable de pouvoir « soutirer » des réponses satisfaisantes de leurs interlocuteurs de marque qui ne sont autres que le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Nabil Benabdellah, le secrétaire général du Parti socialiste unifié (PSU), Mohamed Moujahid et le secrétaire général-adjoint du Parti de la justice et du développement (PJD), Lahcen Daoudi, ainsi que le vice-président de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), Abdelhamid Amine.

La pertinence des questions soulevées par ces jeunes, en dépit du fait qu’ils ne soient guère impliqués dans la chose politique, partisans ou sympathisants d’une formation politique quelconque, a-t-on relevé lors de cette rencontre, est due en grande partie à l’esprit d’ouverture et de démocratie qui règne au Maroc, outre la singularité et la spécificité de la conjoncture actuelle et l’ampleur et la nature des réformes tant souhaitées. De là surgit justement l’importance du thème choisi pour ce rendez-vous: « Les réformes politiques au Maroc: quelle Constitution? pour quel Maroc? ».

Les leaders politiques, qui n’ont ménagé aucun effort afin de défendre les positions de leurs partis respectifs, ont souligné qu’il s’agit d’une opportunité inestimable dans la mesure où elle leur a permis d’être à l’écoute des jeunes, connaître davantage leurs ambitions, attentes et aspirations.

Ils se sont également accordés que l’étape que traverse le Maroc est, on ne peut plus, historique et décisive et requiert l’élaboration d’une Constitution qui permettra inéluctablement au Royaume de remporter le pari du changement et d’être au diapason des attentes des citoyens, dans le cadre de la Monarchie, garante de l’unité et de la stabilité du pays.

Du renforcement des institutions à la séparation des pouvoirs en passant par la réforme de la justice et la lutte contre la corruption, autant de propositions sur lesquelles ont été axées les réponses des responsables politiques dans leur tentative de persuader les jeunes étudiants du bien-fondé de la révision constitutionnelle.

Dans ce sens, ils ont affirmé que le discours prononcé, le 9 mars dernier, par SM le Roi Mohammed VI, a défriché le chemin vers le changement, notant que le peuple marocain aspire amplement à une Constitution à même de consolider les fondements démocratiques comme choix irréversible sur lequel le Royaume avait opté depuis belle lurette.

Lors de ce conclave, la thèse selon laquelle la société marocaine et ses élites ne seraient pas suffisamment préparées pour des réformes démocratiques a été catégoriquement réfutée.

Pour les jeunes, débattre de la situation au Maroc relève d’un processus qui leur permettra d’être au fait des changements et outillés pour pouvoir relever les défis de demain et contribuer à édifier un pays démocratique, dont ils seront dépositaires, a signalé M. Benabdellah, exprimant sa satisfaction de la réconciliation des jeunes avec la chose politique.

Quant à M. Moujahid, il a rappelé certaines étapes du processus démocratique au Maroc, l’expérience de l’alternance consensuelle engagée en 1997 et les positions politiques de son parti.

Il a, en outre, rendu hommage aux « Jeunes du 20 février », estimant que ce mouvement est endogène et a pu voir le jour grâce essentiellement au cumul des luttes populaires.

Lui emboîtant le pas, M. Daoudi a salué le mouvement des jeunes qui avaient organisé la marche du 20 février de manière pacifique et civilisée pour réclamer des réformes dans tous les domaines, affirmant que le discours royal du 9 mars est porteur d’espoir.

De son côté, M. Amine a fait savoir que le mouvement du 20 février « constitue désormais la dynamo de la vie politique nationale », soulignant la nécessité de remporter le pari des réformes démocratiques dans cette étape décisive de l’histoire du Maroc.

D’autre part, une large partie du débat a été consacrée à l’émergence du mouvement des jeunes du 20 février. Deux membres de ce groupe ont tenu à préciser que ce dernier « ne constitue nullement un parti politique et encore moins un cercle fermé », précisant qu’il s’agit d’un mouvement ouvert à tous les démocrates et à toutes les sensibilités qui militent pour le bien de leur pays et défendent avec acharnement ses valeurs et ses intérêts.

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