Maison A la une Réforme du bac en France: un oral et quatre épreuves écrites

Réforme du bac en France: un oral et quatre épreuves écrites

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Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, doit présenter le nouveau bac ce mercredi en Conseil des ministres. Parmi les principales réformes qui devraient être annoncées, la suppression des filières L, ES et S et l’instauration d’un «oral de maturité» en fin de Terminale.

Le gouvernement présente ce mercredi le visage du nouveau baccalauréat. L’historique examen de fin de Première et de Terminale se composera dorénavant de quatre épreuves écrites et d’un grand oral. «Le bac, c’est acté», même s’il reste quelques points à arbitrer, ont indiqué des représentants syndicaux reçus jusqu’à lundi soir rue de Grenelle. Cette réforme devrait s’accompagner de changements au lycée. Mais ceux-ci, qui ont été évoqués par le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer, sont «plus flous» selon les syndicats. Ils pourraient néanmoins être esquissés mercredi après-midi en conférence de presse, après la présentation de la réforme du bac dans la matinée en Conseil des ministres.

Parmi les projets esquissés par le ministre, les séries L, ES et S (littéraire, économique et social, scientifique) devraient être supprimées et remplacées par un tronc commun et trois «spécialités» en Première (pour trois fois quatre heures), ramenées à deux en Terminale (deux fois six heures). Les élèves choisiront parmi huit matières : mathématiques, physique-chimie, sciences et vie de la Terre, histoire-géographie et géopolitique, sciences économiques et sociales, littérature et philosophie, langues et littérature étrangère, arts.

Quelles que soient les spécialités choisies, les lycéens suivront le tronc commun avec le français, la philosophie, l’histoire-géographie, deux langues vivantes, le sport (16 heures hebdomadaires au total en Première et Terminale). Jean-Michel Blanquer souhaite ajouter une nouvelle discipline, humanités numériques et scientifiques, à raison de deux heures par semaine. Une initiative qui laisse perplexes les syndicats. «Qui enseignera ces cours?», s’interroge Jean-Rémi Girard, du Snalc. D’autres regrettent qu’aucune heure d’accompagnement des élèves ne soit prévue dans les volumes horaires.

Comment se composera le nouveau Bac?

• Un grand oral

Il sera vraisemblablement baptisé «oral de maturité» et portera sur un projet entamé en classe de Première en lien avec les matières principales choisies par l’élève. Il durera entre 20 et 30 minutes. Les candidats au bac technologique conserveront, eux, leur «oral de projet» dans sa forme actuelle.

• Des épreuves écrites

Quatre épreuves écrites remplaceront la dizaine actuellement en place. Si le bac français, qui se passe en Première, ne devrait pas changer de formule, celles de Terminale devraient se passer en deux temps. Les élèves auront d’abord deux écrits au printemps sur les spécialités qu’ils auront choisi. Ils passeront ensuite en juin la philosophie. Reste encore à savoir si les lycéens pourront assembler les «couples» de spécialités selon leurs souhaits ou s’ils devront choisir entre des couples déjà formés et si toutes les disciplines seront proposées dans tous les établissements.

• Des «partiels semestriels»

Ces quatre épreuves écrites et l’oral de maturité compteront pour 60% de la moyenne du bac. Les 40% restants proviendraient de «partiels» semestriels en Première et Terminale passés simultanément par tous les élèves d’un même établissement sur des sujets tirés d’une banque nationale de sujets. Ces épreuves compteront pour 30%. Enfin, les notes des deux dernières années du lycée représenteront elles 10% de la moyenne. Le partage pourrait aussi se faire à 60/40, sans prise en compte des notes du bulletin. Le rattrapage serait maintenu, alors que le ministère privilégiait l’examen des bulletins pour accorder (ou pas) l’examen aux candidats qui l’ont manqué de peu.

• Toujours des options

Les options resteraient elles aussi en place: latin, grec, sport, 3e langue vivante, droit et grands enjeux contemporains, mathématiques expert, pour un niveau plus poussé, et maths complémentaires, pour compléter le cursus d’élèves ne souhaitant pas prendre maths en spécialité mais désireux d’avoir suffisamment de bagage pour tenter médecine ou une faculté d’économie.

L’enjeu est majeur pour cet examen dont la réforme est menée en même temps que celle de l’accès à l’université. Cette réforme, promise par le candidat Emmanuel Macron, concerne les bacs généraux et technologiques (70% des candidats). La filière professionnelle fait l’objet d’une mission distincte dont les conclusions seront rendues vendredi. Jusque-là, une intersyndicale opposée à ces deux chantiers a peu mobilisé dans la rue mais elle appelle à une nouvelle journée d’action mercredi.

Source : LEFIGARO.FR

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