REFORMES: LE GRAND ORAL DES PARTIS.

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La première tendance qui se dessine est que ces partis restent prudents et pragmatiques pour avancer des demandes de changements minimalistes qui touchent pour la plupart d’entre elles et sur le fond aux prérogatives du roi, allant en ce sens dans la droite ligne de la volonté du souverain de consolidation du principe de séparation et d’équilibre des pouvoirs.

Les propositions des différentes formations adressées à la commission consultative de révision de la constitution présidée par Abdeltif Mennouni plaident majoritairement pour une monarchie parlementaire à la marocaine qui viserait à renforcer les prérogatives du chef du gouvernement.

Ainsi, l’USFP a proposé que le premier ministre trace et conduit la politique générale de l’état et qu’il contrôle également la gouvernance sécuritaire et le domaine de la communication alors que le parlement soit appelé à détenir le pouvoir de l’amnistie et la protection des droits de l’homme. Quant aux nominations des hauts responsables, ce serait au premier ministre d’en établir la liste et de la soumettre au roi.

Pour sa part, le Parti du Progrès et du Socialisme, il défend également le principe d’une monarchie parlementaire dans laquelle le roi conserve des prérogatives relatives à son rôle de commandeur des croyants, de chef de l’état et garant de l’unité et l’indépendance nationale.

Le parti de l’Istiqlal se fait le défenseur de l’extension du domaine de la législation relative à la constitutionnalisation de l’institution du conseil de gouvernement, la définition et la clarification de ses prérogatives…

Le Mouvement Populaire a accordé comme il se doit, une large partie de ses propositions à la place de l’amazigh ainsi qu’à l’indépendance de la justice et le rôle du conseil Constitutionnel ainsi que la Cour Suprême.

De leur côté, les islamistes du PJD proposent que le pays se mette au niveau des standards internationaux en matière de démocratie avec un élargissement des pouvoirs du chef d gouvernement et du parlement ainsi que le remplacement du conseil des ministres présidé par le souverain par un conseil de sécurité de l’état, de même que ce parti propose à ce que tout ministre puisse être auditionné par le parlement qui pourrait le congédier en cas de faute grave.

Cet aperçu des propositions des partis atteste qu’elles tendent à converger vers les mêmes principes à savoir que la monarchie n’exerce plus le rôle de pouvoir exécutif comme aujourd’hui, mais ils restent unanimes à considérer que le statut religieux du souverain doit être conservé.

 

Jalil Nouri pour www.actu-maroc.com  _________________

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