RENTRÉE SCOLAIRE 2014-2015 : LES FAILLES DU SYSTÈME ÉDUCATIF

RENTRÉE SCOLAIRE 2014-2015 : LES FAILLES DU SYSTÈME ÉDUCATIF

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A tout seigneur, tout honneur. Les membres du Conseil présidé par Omar Azziman reprochent à ce secteur d’avoir eu une pléthore de ministres à la tête de ce département en l’espace d’un temps réduit, chacun avec sa vision et ses méthodes, ce qui a accentué le manque de visibilité ce qui a pour effet de dérouter responsables et enseignants dans la mise en oeuvre de la stratégie décidé par chaque ministre en charge de ce secteur qui a toujours tendance à annuler toutes les décisions prises par son prédécesseur. Le cas le plus flagrant et l’exemple le plus éloquent est celui du « Plan d’Urgence » mis en place par l’ancien ministre, Ahmed Akhchichen, a été abandonné pour des raisons surtout politiques par son successeur Mohammed El Ouafa, alors que l’actuel ministre Rachid Benmokhtar ne jure que par un retour à ce fameux plan Deuxième pierre angulaire et frein à l’amélioration du système d’enseignement national, le problème linguistique.Les défaillances dans ce domaine sont notables et se retrouvent aussi bien chez les élèves du secondaire que chez les étudiants du supérieur. Toutefois, il est à souligner que ces lacunes linguistiques sont plus présentes dans le secteur public que dans celui du privé dont par ailleurs les résultats probants et les performances sont unanimement reconnus.

Autre constat alarmant fait par le Conseil de l’Education au niveau universitaire et qu’il faut méditer, dans la branche des sciences juridiques et sociales, 68% des étudiants inscrits abandonnent en cours de route sans obtenir leurs diplômes.

Plus problématique reste la question de la formation professionnelle pour laquelle il est réclamé un budget plus conséquent afin d’atteindre tous les objectifs escomptés car à défaut de recevoir une part importante du budget, ce dernier a vu son enveloppe réduite de 10% dans les lois de finances.

Pour arranger le tout, le système éducatif souffre d’une autre tare, celles des malversations qui amputent son budget de 10 %. Ce sombre tableau devra être complété par les membres du Conseil dans les prochains mois et fournir dans la foulée sur la base de leurs analyses une refonte de ce système éducatif pour le sortir du marasme dans lequel il s’est englué.

 

Actu-maroc.com ________________________________________________________

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