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Les journalistes conviés à la conférence de presse de la rentrée du ministre de l’éducation nationale garderont longtemps encore en mémoire, le souvenir de cette rencontre au cours de laquelle le ministre de tutelle, Rachid Benmokhtar, s’est littéralement couvert de ridicule pour expliquer certaines failles dans la gestion approximative de son département. Sans se départir de son flegme très britannique, le ministre a ainsi surpris l’assistance en expliquant l’encombrement des classes, jusqu’à 70 élèves par salle selon des cas, par les inondations survenues l’an passé dans certaines régions, expliquant que la reconstruction des écoles nécessitait de l’argent et que c’était au gouvernement d’y pourvoir, comme s’il en faisait pas partie.

Autre ineptie, le ministre a reconnu que son département était en sureffectif de 7000 fonctionnaires alors que ses services manquent cruellement d’enseignants, et que bon nombre d’écoles dans le monde rural ont dû fermer à cause de ce manque. Dans la foulée et visiblement inspiré avec une bonne dose d’assurance, Rachid Benmokhtar, dont on se rappelle les sorties médiatiques retentissantes en ce qui concerne la réforme de l’enseignement a multiplié, tout le long de cette rencontre, les gaffes et les réponses approximatives, démontrant que le responsable gouvernemental était loin des réalités.

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