Rentrée scolaire dans le privé: les grandes arnaques.

Rentrée scolaire dans le privé: les grandes arnaques.

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Selon plusieurs sources concordantes à Casablanca, Rabat, Marrakech et Fes, les frais de scolarité auraient enregistré lors de cette rentrée 2010 une augmentation allant d’une fourchette de l’ordre de 10 à 20% selon les établissements qui dans leur grande majorité appliquent cette règle sans prévenir ni justifier cette rallonge doublée de l’obligation de s’acquitter des droits mensuels pour les uns, trimestriels pour les autres quand ils ne sont pas annuels pour des établissements qui n’ont de comptes à rendre qu’à eux-mêmes.

Ces établissements, parmi lesquels on trouve quelques uns  relevant de la mission française ou assimilés dont l’attrait reste inusable pour les familles marocaines à revenus élevés, et d’autres de diverses autres nationalités réputées pour leur ouverture linguistique et toutes aussi chères; se sentent au-dessus des lois marocaines mais sont les premiers à se bousculer aux portillons pour bénéficier des gentillesses de l’état. Nous apprendrons ainsi que qu’ils bénéficient de ces largesses au niveau des impôts, des constructions de leurs bâtiments ou bien encore de l’importation d’une partie de leur matériel.

Cette forme de cupidité ne s’arrête pas là car d’autres mics macs sont à relever un peu partout de ce système et au sein même des écoles privées marocaines. Ainsi et à titre d’exemple les parents devront acheter les livres chez tel et tel libraire et pas un autre pour des questions de ristournes reversées à l’établissement. Autre subterfuge, obliger les enfants à manger à la cantine avec l’interdiction formelle de faire entrer à l’école tout aliment ou toute boisson, afin disent ces patrons d’écoles mesquins, d’éviter tout risque d’intoxication qui porterait préjudice à l’école. Il est question également de faire payer à ces parents saignés à blanc, des activités extra-scolaires qui n’ont d’extra-scolaire que le nom, car une simple promenade de quelques heures en forêt est payante. D’autres n’hésitent pas à interdire tout simplement l’usage d’un appareil photo ou vidéo lors des cérémonies de fin d’année, pour permettre à la direction de mettre un peu de beurre sur les épinards en partageant la recette avec un photographe qui n’en demande pas autant.

Tout cela pour quel résultat? Ces malheureux parents sont appelés dans la majorité des cas à faire suivre des cours de soutien à leurs enfants ou bien de consacrer plusieurs heures tous les jours à de fastidieuses révisions, tellement les lacunes sont flagrantes dans un système privé qui passe pour être efficient et sans failles.

Voire ! Les autorisations d’ouverture de tels établissements privés, véritables gouffres financiers pour les ménages et véritables moulins à vent pour bon nombre d’entre eux ; continuent à être délivrées généreusement alors qu’à ce jour aucune étude, audit ou évaluation objective de ce type d’enseignement qui fait figure de panacée et de modèle trompeur devant l’incurie de l’enseignement public.

Jalil Nouri

 

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